dimanche 16 juin 2019

Mémoires d'un garnement de jadis - 74ème tableau

A 17 h 30 tapante, Maman m'attendait à l'arrêt du bus. Je descendais et saluais Robin. Je pensais déjà à la discussion  houleuse qui allait s'ensuivre après la signature de Maman... et ses conséquences. Mazette !

samedi 15 juin 2019

Reprise en mains maternelle - chapitre 2


Maman était toujours aussi fâchée après moi quand nous arrivâmes à mon domicile. Elle n’avait pas quitté une seconde son rôle de mère exaspérée par le comportement de son enfant. Elle ne me laissait pas un mètre de liberté. Elle me faisait sentir que j’étais sous son contrôle. Tôt au long du trajet qui menait de sa voiture à mon appartement, elle me tenait par le bras. Deux fois, alors que je marquais une hésitation à obéir à l’une de ses directives, elle me claqua les fesses. Ma jupe les recouvrait. Cela ne me fit pas grand mal, mal c’était dans un lieu public où je risquais de rencontrer des voisins qui me connaissaient.

jeudi 13 juin 2019

Les rebelles - chapitre 5


Afin de se faire de l’argent de poche, tous les mois de Juillet, depuis trois ans, Iourievna, sa sœur Olga et ses deux amies Mylène et Margaux participent à la cueillette des nectarines, des pêches et des prunes dans l’exploitation de Pierre et Evelyne M. Les deux mois d’été sont propices pour trouver un emploi saisonnier.
La cueillette est un moment particulier de l’année, car c’est l’occasion de revoir les habitués des années précédentes, car ce sont souvent les mêmes qui réalisent les ramassages de fruits, des étudiants pour la plupart et des gens venus tout spécialement, dans cette région du sud de la France.

mardi 11 juin 2019

Une nouvelle maison pour Clara - chapitre 4

Madame Gorevski ne se lassait pas de contempler ses deux enfants dans leur coin. Elle était submergée par des bouffées de tendresse envers eux. Elle n’avait jamais connu cela. C’était sans doute ce qu’on appelait de l’amour maternel. Elle avait envie de les serrer tous les deux dans ses bras pour leur dire que leurs bêtises étaient pardonnées.
Elle regarda l’heure. Un bon quart d’heure au coin, c’était insuffisant. Ils avaient encore besoin de penser aux dangers que représenteraient désormais les mensonges.
« Je ne peux pas partir avant qu’ils aient fini leur temps au coin. Je dois patienter encore un peu. »

lundi 10 juin 2019

Un réveil en pleine nuit

Désolée, ma chérie, mais c'est ainsi. J'ai le sommeil léger et j'entends le moindre bruit la nuit, même quand je dors. Je t'avais prévenue quand nous avons décidé de partager cet appartement, n'est-ce pas ?
Remarque, même avec un sommeil de plomb, il était difficile de rater ton retour à la maison à... quelle heure est-il ? Quatre heure du matin ! Avec tout le raffut que tu as fait tu aurais réveillé n'importe qui.
Et qu'as-tu renversé dans la cuisine ? Je crois qu'il y a eu de la casse. Par contre, je ne t'ai pas entendue ramasser les morceaux. Je pense que je vais tout trouver par terre demain matin.
Et que je mette de la musique, et que je claque les portes, et que je rigole comme une folle avant de rentrer dans ma chambre... Tu te croyais sans doute toute seule ?

dimanche 9 juin 2019

Mémoires d'un garnement de jadis - 73ème tableau


Mon insatiable curiosité (déplacée dirait Maman) me piégeait à chaque fois. Ma sœur Nathalie, et ma cousine Natacha, en visite chez nous pour la fête de l'Ascension, me surprirent et me firent la "leçon de bonnes manières" à leurs façons. Elles frappaient raides, les gourgandines ! Mazette ! Quelles claqueuses !

samedi 8 juin 2019

Reprise en mains maternelles - chapitre 1


A La Villeneuve sur Horto, petite ville moyenne française entourée d’une campagne agricole, depuis que Tatie Nathalie a montré comment il convenait de punir les adultes désobéissants et que Madame André, la cheffe de magasin du supermarché local, a emboîté le pas, l’usage de la fessée se répand comme une traînée de poudre.
Tout se passe comme s’il avait suffi de leur donner l’exemple pour que des parents, des sœurs, des responsables en tout genre ou même des voisins adoptent cette méthode si efficace. La plupart des corrections sont, bien entendu, administrée au domicile des punis. Mais, peu à peu, voir un ou une adulte, culotte baissée, recevant une fessée dans des lieux les plus divers, est devenu un spectacle commun.
Ce récit est l’histoire de quelques-unes des personnes qui se sont retrouvées soumises à ce régime disciplinaire, pour leur plus grand bien.


Laure était pressée. Cela faisait quinze minutes qu’elle avait quitté son travail et il ne lui en restait plus que cinq pour arriver dans le délai que sa Maman lui avait fixé. La peur sourde de ne pas arriver à l’heure la ramenait vingt ans en arrière. Sa mère avait toujours été très exigeante sur les horaires auxquels elle devait rentrer à la maison. Laure, jusque dans son adolescence, ne traînait pas avec les copines et encore moins avec des copains. Quand il lui arrivait d’avoir un petit retard, il devait être justifié et quand ce n’était pas le cas, les cris et les reproches de sa mère étaient interminables.

jeudi 6 juin 2019

Les rebelles - chapitre 4


Clément, vingt ans, est étudiant à l’école St CROIX. Avec deux ans de retard dus à des redoublements, il peine à suivre les cours. Des conseillers d’orientation lui ont suggérés les études courtes, mais ses parents l’ont maintenu dans une filière longue.
Clément est dans la même section qu’Olga et Iourievna. D’ailleurs cette dernière n’est pas indifférente à son charme, ils passent du temps à discuter dans les intercours, parfois même en dehors de l’école, au sein d’un groupe d’étudiants, mais leur relation n’est jamais allée plus loin.

mercredi 5 juin 2019

Une nouvelle maison pour Clara - chapitre 3


« Venez-ici, mes deux petits menteurs ! »
Le premier regard que jeta Clara, une fois le nez sorti du coin, ce fut à Stanislav qui, lui, le regardait également. Ils rougirent de honte d’être vus dans cette posture. Certes, ils s’étaient déjà contemplés sans aucun vêtement, mais la tenue de ce soir n’avait rien à voir. Quand ils se regardèrent, l’un l’autre, ils virent juste un et une puni qui se dirigeaient lentement vers la personne qui détenait une autorité suffisante pour les corriger quand elle le décidait. La part adulte de leur personnalité était mise entre parenthèses.

lundi 3 juin 2019

Et à l'école également !

Ta baby-sitter a raison. Nous ne pouvons pas laisser passer un tel comportement sans réagir. Ce n'est pas parce que ta tutrice est absente pendant quelques jours que tu peux tout te permettre.
Dans cette institution, nous nous sommes fait une spécialité de ramener, dans le droit chemin, les jeunes gens récalcitrants dans ton genre. St Marie a une réputation. Je n'ai pas l'intention de la laisser se dégrader, surtout pour un jeune homme paresseux comme toi.