"La fin de l'année approchait mais mes facéties exaspéraient toujours mes ensignantes favorites. J'eu encore droit à un recadrage de la main de Mère Marie-Tatiana, la directrice de mon institut. Comme de coutume..."
Afin d'éradiquer leurs désobéissances, négligences et comportements irresponsables, certains garçons et filles, surtout quand ils sont devenus grands, ont besoin de recevoir une sérieuse fessée déculottée. On n'est jamais trop âgé pour recevoir une bonne fessée quand elle est méritée et en tirer bénéfice. JLG
"La fin de l'année approchait mais mes facéties exaspéraient toujours mes ensignantes favorites. J'eu encore droit à un recadrage de la main de Mère Marie-Tatiana, la directrice de mon institut. Comme de coutume..."
Dans les lycées, les jeunes professeurs peuvent être tentés par des rapprochements avec les élèves de type amitié, voire plus, ce qui peuvent déraper et mener à des situations proscrites par les règlements intérieurs.
Notre professeure d’informatique appliqué, Sandrine P., trente et un ans, est une femme assez libre et joviale avec ses élèves. A contrario de ses collègues de Ste CROIX, elle n’hésite pas à faire copain-copain avec ses étudiants. D’ailleurs on peut la voir discuter de tout autre chose que d’enseignement lors des intercours ou bien venir avec nous pour prendre une boisson à la cafète de l’établissement.
On était toutes les deux dans notre chambre, Iourievna et moi, en train de mettre nos fiches à jour.
« Ça
nous en fait pas mal, hein, finalement.
Tu parles que ça en faisait pas mal ! Une bonne trentaine. Au bas mot. Huit sur les profs. Leurs petites manies. Leur façon d’expliquer. De s’habiller. S’ils étaient craquants ou pas. Plein d’autres trucs aussi.
« Tu dors ?
Elle ne
dormait pas, Iourievna, non.
‒ Je
repense à Nebrahtu tout à l’heure. À comment je lui ai saccagé le derrière. Ce
pied que j’ai pris ! Bon, mais la prochaine fois, c’est à ton tour de lui
faire. Non ? Ça te dit pas ?
‒ Oh, si, si !
Le lendemain, quand on est arrivées dans la cour, c’était toute une ébullition. Il y en avait plein, des garçons comme des filles, qu’étaient sur leurs smartphones, par petits groupes, et qui se repassaient encore et encore, en boucle, la punition de Flavie. Et ça commentait. Pour commenter, ça commentait. En jetant sans arrêt des tas de regards vers elle qui, réfugiée dans un coin, faisait mine d’être en grande conversation avec deux copines et de se rendre compte de rien.
« Faut qu’on aille prendre de ses nouvelles quand même ! C’est la moindre des choses…
Quelqu’un m’a appelée depuis le trottoir d’en face.
« Hou !
Hou ! Olga !
Une femme.
Qui a traversé. Qui est venue à ma rencontre.
‒ Tu me
reconnais pas ?
Si ! Enfin non ! Son visage me disait bien quelque chose, mais…
Iourievna avait passé la fin de l’après-midi avec Susan. Chez Susan.
« Et elle, elle a trouvé que c’était amplement mérité ce qui leur était arrivé aux six filles d’Angleterre. Et aussi qu’on projette le film de leur punition devant toute l’école. Ce qu’elle regrette, par contre, c’est qu’on n’ait pas assez mis assez l’accent sur l’aspect religieux des choses. « Chez nous, dans une circonstance comme celle-là, on leur aurait fait lire des versets de la Bible à genoux et elles auraient dû publiquement regretter d’avoir mis leur salut éternel en péril. » Il y avait aussi sa mère, Heather S. avec nous, et ce qu’elle pense, elle, c’est que si les filles se sont aussi mal comportées il en va sans doute aussi très certainement de la responsabilité des parents. Qui ne montrent pas suffisamment l’exemple et qui ne sont pas punis quand ils l’ont, eux, mérité. Elle a demandé à faire partie du conseil des mères du coup et c’est un sujet sur lequel elle est bien décidée à attirer l’attention.
Elle était tout excitée, Margaux.
« Vous vous
rappelez la fois où la directrice a renvoyé Adilson, Paul et Arnaud en classe
en petite jupette bleue et chemisier blanc ?
Évidemment qu’on se rappelait ! Évidemment ! Du lundi précédent ça datait. On n’avait pas encore Alzheimer quand même !
« On dirait qu’elle prend du plaisir, Léa. Regarde son petit sourire ! Le même que lors de la flagellation d’Olga et de Théo » fais-je remarquer à mes amies.
« Moi, j’suis curieuse de voir
la tête d’Alexia lorsque Léa va lui fesser son Thomas ? » dit Anaïs, une jeune fille
de première.
« Ouais, il va s’en prendre trente, il va morfler, l’Thomas ! A coup sûr, ça va le faire gicler » complète, Clémentine, la copine d’Anaïs
Avec les récentes découvertes d’élèves qui possèdent et tiennent à jour des fiches sur d’autres élèves et sur les professeurs, Fabienne D. se montre intraitable. Elle convoque ces élèves au conseil de discipline, en pleine semaine de rentrée, rendue compliquée avec le confinement et les mesures qui doivent être prises pour assurer la sécurité du personnel.
Dans notre section de mastère, onze étudiants, se sentant coupables et démasqués, sont angoissés à l’idée de passer en conseil de discipline, car ils ont encore en tête les corrections exemplaires d’Andréa et moi, qui ont eu lieu il y a très peu de temps et ils se voient déjà tous attachés, nus, devant tout le monde, en train de se faire corriger par les deux religieuses de notre établissement, responsables de l’application de la discipline. Ce qui les effraie et ils s’en veulent de n’avoir pas fait plus attention.
« SLASHHH ! »
« Gnnnn !
»
« CLASHHH ! »
« GNNnn ! mmmmh !
»
Les deux premiers coups de martinets viennent de cingler les fesses d’Andréa A., la faisant grimacer et gémir. Les deux suivants sont pour les miennes.
En sortant du bureau de la proviseure, Andreea A. et moi avons la tête des mauvais jours, car notre convocation au conseil de discipline est mauvais signe. Mais j’aurais dû m’en douter, car se battre est bien évidemment strictement interdit au sein de l’établissement, c’est même l’une des fautes des plus graves, pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive.
L’annonce de la fessée de Makary D. fait l’effet d’une offense parmi les adultes. Ils s’aperçoivent qu’ils n’ont pas de statut particulier et que les punitions corporelles sont bien réelles. L’un des leurs va l’apprendre à ses dépens.
Mebrahtu A., le plus âgé des adultes va trouver Fabienne D. pour tenter de la faire changer d’avis. Pour Mebrahtu A., il n’est pas concevable qu’un adulte soit fessé comme un jeune.
En cette rentrée scolaire, nous accueillons à Ste CROIX des adultes, venus se perfectionner au métier de l’informatique. Les formations d’adultes sont financées par l’IFCIA ( Institut Formation Continue Informatique Adulte ) et comme l’IFCIA ne peut assurer tous les cours, Ste CROIX intègre des candidats adultes pour les mener jusqu’à un niveau diplômant ( BAC, BTS ou Mastères ).
La cloche de la rentrée avait sonné depuis une semaine déjà. Maman fut convoquée pour "remise à niveau nécessaire". A la lecture de mon dernier bulletin, elle encouragea les religieuses à un recadrage "musclé"...
Ce soir-là, maman a surgi dans notre chambre sans crier gare.
« Sœur
Marie-Zénaïde veut vous voir.
‒ Nous ?
‒ Ben
oui, vous ! Pas la Reine des neiges.
Elle
nous a fixées, l’une après l’autre.
‒ Qu’est-ce que vous avez encore fait ?