Madame Leblanc tenait ses promesses. Tout en étant confortablement installés chez elle, nous étions fermement tenus en mains. La présence des cinq grands adolescents que nous étions, ne provoquait pas les scènes domestiques pénibles provoquées par les premières velléités d’indépendance. Une fois la faute identifiée, la sanction suivait : une bonne fessée. Elle respectait également l’engagement pris de nous faire passer une année studieuse. Nous profitions de son savoir faire en la matière. Enseignante, elle-même, elle savait nous aider dans le travail scolaire, nous apprenant à organiser notre travail, à persévérer face aux inévitables difficultés que nous rencontrions régulièrement.
Son exigence quant à la qualité de notre travail était très élevée. Elle surveillait attentivement nos résultats scolaires. Nous étions tenus de lui montrer toutes les notations obtenues, elle veillait à ce que nos devoirs fussent faits avec application et nos leçons apprises quotidiennement. Bien évidemment, tout relâchement dans ce domaine se traduisait par une fessée qui remettait le paresseux dans la voix du travail acharné.
C’était d’ailleurs le motif de punition le plus courant chez Madame Leblanc. Je n’y échappais pas.