lundi 11 décembre 2017

L'institut F - chapitre 9

Diplômes

L’Institut F fonctionnait à merveille.  Les clients et clientes se bousculaient toute la journée. Il y avait les mères de famille qui avaient besoin d’un renfort d’autorité et qui venaient pour faire fesser leurs grands adolescents qui tentaient d’échapper à l’autorité parentale. Ces cas étaient sans doute les plus nombreux et les plus faciles à régler. Une bonne fessée déculottée ou quelques coups de martinet bien appliqués sur les fesses et les cuisses et le jeune garçon ou la jeune fille n’y revenait pas deux fois. Non seulement à cause de la douleur de la fessée mais aussi de ce sentiment d’humiliation à se retrouver dénudé et dans cette position inconfortable.

Il y avait aussi les couples qui venaient essayer de résoudre des conflits de vie communes. Là aussi la fessée pouvait se révéler terriblement efficace. Elle évitait tellement de bouderies, d’engueulades durables, de rancœur. Une paire de fesses bien rougie valait tellement mieux qu’une litanie de reproches interminable. Et puis il y avait tous ces cas clients qui étaient autant de cas particuliers qu’il fallait traiter au cas par cas avec beaucoup de psychologie. Décidément la fessée n’était pas un acte de brutalité, mais bien un acte réfléchi, pensé, mesuré. La fessée n’était pas juste une série de coups portés sur un derrière mais une attitude, un regard, une voix, une ambiance. On ne s’improvise pas fesseuse sans préparation.

En quelques semaines Nadia avait appris beaucoup, non seulement sur la manière de donner une fessée, de déculotter un garnement, de manier le martinet mais aussi sur la façon d’en imposer au premier regard et d’être considérée comme une fesseuse de premier ordre. Les deux fondatrices de l’Institut n’hésitaient jamais à lui confier des clients qui étaient tous très satisfaits de la prestation. Car toute la difficulté consiste, dans ce job, à se faire craindre par la densité et la sévérité de la fessée administrée et en même temps de se faire aimer pour exactement les mêmes raisons. Pas facile. C’est à l’aune de la coexistence de ces deux sentiments assez contradictoires qu’on pouvait juger du talent de Nadia. Certains clients ne juraient plus que par elle. Ainsi, depuis le début de la semaine, Nadia recevait chaque jour à 16H30 précises un grand ado de 18 ans, Fred, auquel sa mère avait imposé un cycle de deux semaines. Deux semaines pendant lesquelles Fred devait se présenter chaque jour du lundi au vendredi pour y recevoir une fessée. Une fessée toute simple, de quelques minutes, administrée avec la main. Mais une bonne fessée sonore et claquante, évidemment déculottée. Si celle du lundi était moins douloureuse, celle du vendredi faisait très sensiblement plus mal compte tenu de son application sur un postérieur de plus en plus sollicité et meurtri. La maman de Fred était convaincue qu’à ce rythme, les bulletins scolaires hebdomadaires de son fils atteindraient enfin un niveau compatible avec l’objectif proche d’un baccalauréat. Nadia fessait donc chaque jour, avec sévérité et fermeté, le derrière de Fred. Cela n’avait empêché en rien de se nouer une empathie mutuelle sincère. Cela ne l’avait pas empêché, et sans doute même cela l’avait-il favorisé.

La demande allant crescendo, Caroline et Marie réfléchissaient donc aux perspectives de développement de l’activité. Le premier point était de « titulariser » Nadia dont le stage arrivait à échéance. Mais cela ne suffirait pas. Il faudrait ouvrir d’autres Instituts, former d’autres responsables. C’est ce sujet de la formation à un métier qu’on n’enseignait nulle part qui préoccupait nos deux entrepreneuses.

A y réfléchir, une candidate devait déjà présenter des caractéristiques précises. Il fallait un sens naturel de la rigueur et de la discipline et l’envie de partager ces valeurs autour de soi. Il fallait savoir être sévère et juste, dure mais mesurée. Bref, une candidate devait être quelqu’un d’équilibré.  Il fallait ensuite que le cycle de formation permette d’acquérir de l’expérience. Il fallait acquérir une certaine assurance pour déculotter d’une main sûre un client, pour le mettre d’une main ferme en position, pour baisser sans hésiter un slip ou une culotte. Il fallait dès la première claque montrer de la détermination. Une fessée s’administrant par essence cul nu, il fallait aussi faire évoluer le rapport à la nudité, la banaliser, la considérer comme un contexte naturel et indispensable.

Marie et Caroline avait aussi pu mesurer l’évolution plus rapide de Nadia après qu’elle eut été elle-même été fessée alors qu’elle avait refusé, au début du stage, d’exécuter une mission. Manifestement le fait de s’être retrouvée déculottée et punie, en quelque sorte en situation et à la place du client, avait eu un effet très positif. Après cette punition, Nadia avait pu relativiser les choses et mieux comprendre le contexte. Plus récemment, Nadia avait aussi été amenée à se dévêtir complètement et à recevoir le fouet. Manifestement cela avait participé à sa formation. A la lumière de ces éléments, sans doute faudrait-il inscrire l’obligation de passer soi-même par la case fessée avant d’obtenir un diplôme de fesseuse.

Formation, diplôme… voilà ce qu’avaient en tête Caroline et Marie en amont du processus de développement. Puisqu’il n’existait pas d’école de la fessée pour former leurs futures collaboratrices, il fallait qu’elles l’imaginent elles-mêmes. Un véritable cursus de formation (un cycle court) avec des matières clairement identifiées :

-          La discipline et les sanctions appropriées pour la faire régner (cour magistral)
-          Les conditions d’application d’une fessée – position, tenue, durée, sévérité (cour magistral
-          L’art d’administrer une fessée – Travaux pratiques
-          L’utilisation proportionnée d’accessoires (martinet, fouet, canne, paddle) – Travaux pratiques)

Il fut donc convenu de consacrer un jour par semaine au lancement de ce centre de formation. La tâche allait sans doute être ardue, car il faudrait sélectionner en amont celles qui seraient jugées dignes de suivre le cursus et celles qui pensaient que donner une fessée était un acte banal et facile à exécuter et qui n’avait aucune chance d’obtenir un diplôme qui devait sanctionner une haute exigence.  En y réfléchissant bien Caroline eut une idée lumineuse. Chacun se souvient (chapitre 5) de Marie Thérèse, femme d’une cinquantaine d’années, très vive et dynamique et qui, après avoir été une épouse et une mère énergique et stricte, venait maintenant régulièrement à l’Institut se faire corriger lorsqu’elle estimait elle-même le mériter. Une démarche pour le moins originale mais qui témoignait d’une perception très positive de la fessée « thérapeutique » et utile. Ayant connu la fessée pour l’avoir souvent administrée mais aussi souvent reçue, Marie Thérèse pourrait être une instructrice hors pair, sévère et pédagogue, sans qu’il soit besoin de la former elle-même.

En consultant le cahier des réservations, Marie put se rendre compte que, par chance, Marie Thérèse avait justement pris rendez-vous pour le lendemain en début de journée. Elle avait spécifié en prenant le rendez-vous qu’il faudrait lui consacrer un peu plus de temps que pour une simple fessée. Cela tombait parfaitement bien. Marie prit donc le parti de recevoir sa cliente sans rien lui dire afin de l’écouter et de lui fournir d’abord la prestation attendue. La demande de Marie-Thérèse était comme souvent surprenante (sauf pour l’équipe de l’Institut F que plus grand-chose ne pouvait dorénavant surprendre). Je suis veuve et donc célibataire depuis maintenant trop longtemps et mon âge (la cinquantaine) je sens que le désir m’habite toujours. Des rêves inconvenants recommencent à peupler mes nuits et parfois je me surprends moi-même à les compléter par des gestes inappropriés. Marie ne put s’empêcher de sourire devant tant de mots choisis, de rigueur morale, mais aussi de lucidité.  Il faut vraiment que je fasse le vide dans mon esprit pour faire passer ces mauvaises pensées. Une sérieuse correction me semble appropriée. Si ce soir je me couche avec difficulté sur le dos, je passerai sans doute une nuit plus calme. Et toujours directive : Que pensez-vous du martinet ?

Cette dernière remarque, formulée comme une question sans l’être réellement fit immédiatement réagir Marie qui voulait reprendre la main. Ce n’est pas à vous d’en juger. Je vais immédiatement vous punir pour que vous retrouviez une morale convenable. Et je jugerai moi-même des moyens appropriés pour y parvenir. Vous allez immédiatement ôter votre jupe et, selon la règle de la maison, je vais d’abord vous fesser. C’est sans tarder que Marie-Thérèse fût couchée sur les genoux de Marie, sa culotte à mi-cuisse, ses fesses encore fermes et rondes offertes à la main leste de sa punitrice. Une vingtaine de claques plus tard, et quelques premières rougeurs, Marie Thérèse fut placée debout devant le bureau, les mains posées à plat, le derrière cambré. Une position que cette femme élégante et d’expérience assumait parfaitement. Sauf qu’au lieu de sentir le bouquet de lanières du martinet auquel elle s’attendait, c’est le claquement sec et fort d’une baguette rigide en cuir qui lui zébra le postérieur. C’est une cravache que Marie avait saisie pour punir sa cliente du jour. Et pour lui montrer que c’est elle qui commandait, elle ne ménageât pas sa peine : les coups tombaient à bon rythme, forts, laissant à chaque fois sur les fesses une marque rouge droite et probablement durable. Le corps tout entier de Marie Thérèse tressaillait mais elle tenait bon, ne cherchant jamais à se dérober.

Les fesses bien rouges, le regard humide, Marie-Thérèse s’apprêtait à rejoindre docilement le coin selon la règle parfaitement assimilée.

Non, redressez, vous restez debout devant le bureau, les mains derrière le dos. J’ai à vous parler. Et c’est dans cette position, et dans cette tenue peu académique, que se déroula son entretien d’embauche. Un entretien dont on devine aisément l’issue. Marie-Thérèse était enthousiaste à l’idée de créer la première école de fessée en France.

Mais ça c’est une autre histoire.

Pour lire ce qui s'est passé auparavant

Le  premier épisode : chapitre 1 
L'épisode précédent : chapitre 8

Pour la suite ... il n'y a pas de suite, c'est la fin. Gageons que Paul saura nous concocter bientôt une nouvelle histoire.

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5 commentaires:

  1. Il fallait y penser! La fessée thérapeutique pour apaiser les conflits ou régler les différents! Récit finalement plein d'humour... ça fesse fort mais presque dans la joie et la bonne humeur. Enfin ça dépend pour qui!

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  2. quel imagination ! j'adore cette série d'histoire dans cet institut qui pourrait d'ailleurs fort bien exister puisque des fesseuses professionnelles, il y en a.
    j’attends la suite avec impatience

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  3. D'après les indications à la fin de ce dernier chapitre il n'y aurait pas de suite. Sans doute une autre histoire.

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  4. Merci pour vos commentaires
    Ecrire est au moins autant un plaisir que lire. Mais il faut de l'inspiration. Donnez moi un peu de temps
    Bon Noël

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  5. Merci pour vos commentaires
    Il est, je crois, aussi agréable, d'écrire que de lire ! Je poursuivrai avec plaisir mais il faut un peu d'inspiration et donc de temps
    Bon Noel

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