samedi 13 janvier 2018

Axel, élève à St Marie - chapitre 25

Sept heures du matin. La lumière fut allumée brusquement.
« Allez, les paresseux, debout ! Il y a école ce matin ! »
J’ai mis un petit moment à comprendre où j’étais. Mes fesses encore douloureuses me ramenèrent à la réalité. Comme dans un film accéléré, je revoyais les événements de la veille. J’arrivais à peine à compter les fessées reçues. Il y en avait eu une quatrième, comme promis, juste avant de me coucher.

Sœur Gabrielle m’avait pris la main et je l’avais suivie jusqu’à mon lit. Elle m’avait couché en travers de ses genoux, puis elle m’avait déculotté.
« J’espère pour toi que ce sera la dernière fessée de la journée. »
Sa main avait suffi pour raviver la souffrance qu’avait provoquée la règle. Elle avait écarté les jambes pour m’offrir une large plateforme sur laquelle elle avait placé mon ventre et le bas de mon buste. Ma tête et mes épaules dépassaient et reposaient sur les couvertures de mon lit. Mon bassin était positionné sur la cuisse droite de Sœur Gabrielle. De sa main, elle m’avait fait plier les jambes jusqu’à ce que mes cuisses touchent sa robe. Mes pieds atteignaient tôt juste le sol.
« Tu te rappelles, Axel, juste les pieds qui battent, pas plus ! »
Sœur Gabrielle m’avait alors donné une fessée à main nue, mais qui arrivait sur un terrain qui était déjà bien contusionné par les précédentes punitions. Je croyais que les fessées précédentes avaient été digérées par la peau de mon postérieur. Ce n’était pas le cas. La fessée était à peine commencée que toute la douleur était revenue.


Fessé sur les genoux de Sœur  Gabrielle


J’avais compris qu’il n’y avait aucune fierté à retenir ses cris et ses larmes. Personne ne s’y essayait à St Marie. C’était inutile.
Puis, Sœur Gabrielle me mit au coin. Entre l’armoire du voisin de lit et sa propre couche, il y avait un espace suffisamment grand pour s’y glisser. L’angle qu’il formait avec le mur faisait un coin tout à fait acceptable pour y mettre un garçon en pénitence. Chacun disposait ainsi de son coin personnel. J’y restais pendant que les autres se préparaient pour se coucher.
Sœur Gabrielle vint me tirer de mon lieu de pénitence. Elle baissa mon pantalon et me fit reprendre la position punitive en travers de ses genoux. J’étais résigné à recevoir une nouvelle fessée dont je ne comprenais pas la cause. J’aurais protesté contre cette injustice si je n’avais pas craint que cela aggrave ma punition.
Je senti un liquide, un peu froid couler sur mes fesses. Sœur Gabrielle le fit pénétrer dans ma peau en massant mes fesses en petits cercles. Elle persévéra jusqu’à ce que la pommade ne soit plus visible.
« Voilà, dit-elle, je pense que pour ce soir, ce sera suffisant. Nous verrons demain soir, mais avec la fessée de Sœur Thérèse, je suis certaine qu’il faudra recommencer. »
Sur ces paroles d’encouragement, elle ouvrit mes draps et m’invita à me coucher. J’étais le seul qui n’était pas encore sous ses couvertures.
« Sur le ventre, tu préfères surement. »
Sœur Gabrielle remonta les couvertures, puis elle les borda. Elle se leva et elle éteignit les lumières du dortoir. Nous étions plongés dans le noir.
« Bonsoir, mes grands garçons, bonne nuit. On dort maintenant. »
Il régnait le plus grand silence dans le dortoir à peine perturbé par la respiration régulière de mes voisins.
J’avais le sentiment d’être revenu en arrière, le premier jour où j’avais dû dormir dans un dortoir avec vingt autres garçons. J’avais dix ans. Je retrouvais les mêmes sensations qu’à l’époque si on ne compte pas les fesses douloureuses : le sentiment d’abandon, l’incertitude sur ce qui allait m’arriver, l’odeur étrangère d’un lit qui n’était pas le mien. Avec la tristesse qui m’envahissait, montait l’envie de pleurer, comme ce premier soir il y a plus de vingt ans. Comme il y a vingt ans, je laissais les larmes couler et, pour les dissimuler, j’enfouis mon visage dans mon oreiller.
Je sentis une personne s’asseoir sur mon lit. Une main vint se poser sur mes cheveux et caresser mon oreille.
« Chut, … là, … chut. Ça va aller. Tu es un grand garçon. Chut, … finis de pleurer, ce n’est pas grave. Je vais rester à côté de toi. »
C’était Sœur Gabrielle. Elle jouait avec mes cheveux et, de temps en temps, elle massait ma nuque. Sa main descendait jusque sur mes épaules. Je me calmais, lentement et je m’endormis avec la présence rassurante de Sœur Gabrielle tout contre moi.

« Axel, dépêche-toi, tu es le dernier. Faut-il que je vienne te sortir du lit ? »
Sœur Gabrielle avait décidemment des arguments convaincants. Je me levais et autour de moi, il n’y avait plus personne. Sœur Gabrielle se tenait à la porte de la salle de bains.
« Nous t’attendons dans la douche, plus vite que ça ! »
Je pris mes affaires de toilette et je suivis Sœur Gabrielle qui avait disparu dans la salle de bains. La douche donnait dans cette pièce et j’y fus accueilli par un brouillard de vapeur. C’était une pièce le long des murs de laquelle étaient fixées deux rangées de pommes de douche. Il n’y avait aucune cloison qui aurait permis un début d’intimité. Tous les garçons étaient nus sous leur douche. Sœur Gabrielle, au milieu, surveillait tout cela.
« Que fais-tu ici avec ton pyjama ? Tu ne vas pas prendre une douche habillé ! »
Sœur Gabrielle tourna vers la porte d’où je venais et elle me donna une sérieuse claque sur les fesses.
« Va enlever ton pyjama sur ton lit et tu reviens en vitesse ! »
Je me déshabillais et je mesurais l’espace que je devais parcourir tout nu pour retourner sous la douche. J’hésitais une poignée de secondes, mais comment faire autrement ? Le même nuage m’accueillit à la porte de la salle de douche et je restais sur le seuil ne sachant comment trouver ma place dans ce groupe de garçons dénudés.
« Quel empoté ! pesta Sœur Gabrielle. Tu es déjà en retard et tu restes à bailler aux corneilles. Viens ici. »
C’est un tourbillon qui me prit en charge. En me tenant par la main, elle m’emmena vers une pomme de douche libre et elle m’y fourra. Elle m’attira à elle quand elle me jugea suffisamment mouillé. Puis, elle fit couler du shampoing qu’elle fit mousser sur mes cheveux. Elle sortit un gant de toilette de je ne sais où et mon visage, mes oreilles et mon cou furent lavés en un tour de main. Sœur Gabrielle se chargea alors de mes bras, insistant particulièrement sous les aisselles. Elle me faisait tourner sur moi-même en fonction de la partie de mon corps auquel elle voulait avoir accès. Je la laissais faire, sachant que la moindre résistance serait annihilée par une série de claque sur mes fesses.
Sœur Gabrielle me fit pivoter d’un quart de tour et elle passa le gant sur mon dos. Elle descendit alors sur mes fesses et je la laissais les laver, y compris lorsqu’elle passa le gant au plus profond de la raie de mes fesses.
Un demi-tour et elle passa à mon buste, puis mon ventre, mon entrejambe, mes testicules et ma verge qu’elle décalotta d’une main, la savonnant de l’autre. Il ne restait plus que les cuisses, les jambes et les pieds, ce qui fut fait en un clin d’œil.
Sœur Gabrielle me raccompagna sous l’eau et sa main nue passant sur ma peau facilitait l’évacuation du savon. Elle dut insister un peu en passant sa main plusieurs fois pour rincer le pli de l’aine en haut de mes cuisses et la peau fripée de mes bourses.
« Tout ce poil, grommela-t-elle, ce n’est pas pratique. Il faudra enlever tout cela ! »
Elle prit ma main et je la suivis en dehors de la douche. Nous étions les derniers. Chacun avait pris une serviette sur une étagère et avait commencé à se sécher. Sœur Gabrielle ne m’en laissa pas l’initiative. Elle s’empara de la serviette et entreprit de me sécher. Elle exigea ma collaboration en levant les bras, écartant les jambes, levant un pied puis l’autre.
Presque tous les garçons étaient retournés dans le dortoir quand elle arriva à bout de mon séchage.
« Tanguy, interpela-t-elle mon camarade qui s’apprêtait à sortir, ton dos n’est pas sec. Viens ici ! »
Tanguy lui remit sa serviette et Sœur Gabrielle la passa sur son dos. Elle lui donna alors une série de claques sur ses fesses.
« On se sèche complètement avant de sortir de la salle de bains ! »
Tanguy émettait un « aïe » sonore à chaque claque. Ses fesses, attendries par l’eau chaude de la douche, rougirent rapidement. Sœur Gabrielle en resta là. Elle revint alors à moi. Toujours en me tenant, elle me ramena à mon lit.
Alors, posant son pied sur l’assise de ma chaise, elle me jucha à plat ventre sur sa cuisse, maintenant placée à l’horizontal. Je savais ce que cela voulait dire. Sa main claqua mes fesses et j’exprimais ouvertement ma douleur dès le début. Mes fesses chauffaient depuis un petit moment quand elle arrêta. J’étais au bord des larmes.
« Quand je dois laver l’un de mes garçons, il y a une taxe, qu’on paye en fessée.
C’est ce que Sœur Gabrielle appelait une demi-fessée. Elle était censée être plus préventive que punitive. Il est vrai qu’elle n’avait rien de comparable à celles que j’avais reçues la veille, mais elle m’avait arraché des plaintes de douleur et l’humiliation de la fessée en public était bien là. Sœur Gabrielle me reposa au sol.
« Sauras-tu t’habiller tout seul sans lambiner ou faut-il que je le fasse ?
– Non, ma Sœur, je vais le faire. »
La tornade qu’avait été Sœur Gabrielle s’éloigna un peu de moi. Je savais que j’étais toujours sous surveillance et je ne pouvais retomber dans une nonchalance sans inciter la religieuse à finir ce qu’elle avait commencé.
J’enfilais mes vêtements le plus vite possible, ce qui me permit d’être prêt en même temps que les autres. Je soufflais un peu. A partir du moment où elle avait décidé de prendre en charge elle-même ma toilette, je n’avais pas eu le choix. J’avais été entraîné par un courant que je ne pouvais pas remonter. J’avais eu l’impression de ne rien peser entre ses mains. Elle m’avait posé là où elle le souhaitait, m’avait déplacé sans effort. Cela n’avait pas semblé lui procurer plus de difficulté que si elle s’était occupée d’un enfant de six ans. La fessée allait avec.
« Axel, ton carnet ! »
Effectivement, il ne fallait pas oublier cet indispensable document qui, comme cela était déjà programmé, me ramènerait sur les genoux de Sœur Gabrielle dès ce soir. A côté de la description de mes punitions d’hier, Sœur Gabrielle avait porté son paraphe. Je pouvais sans crainte le monter à Sœur Thérèse.

Je partais en cours sans être tranquille. J’angoissais à l’idée de la fessée à la règle qui m’était promise. Mais, depuis hier, j’avais eu le temps de m’habituer à cette idée. Si je pensais avoir fait mes devoirs avec zèle, j’étais beaucoup moins sûr pour ce qui concernait les leçons, particulièrement celles d’histoire.
J’avais compté pouvoir achever mon apprentissage dans la soirée. Le rituel de la fessée et de la mise au piquet qui avait suivi, m’avait laissé moins de temps que ce que j’escomptais. Quand j’avais été libéré de mon lieu de pénitence, je m’étais installé à ma table de travail avec le projet de réviser les leçons, et tout particulièrement celles d’histoire. Je n’avais pas réussi à me concentrer sur toutes ces dates. Je n’étais pas certain de pouvoir passer sans faillir une interrogation de Sœur Thérèse. Elle m’avait pourtant été annoncée.
Nous avions rendez-vous avec Sœur Thérèse en dernière heure de la matinée. Les trois premières heures s’étaient déroulées à merveille. Je n’avais pas eu la moindre difficulté, ni quand j’avais été interrogé, ni en raison de mon comportement.
Je ne fus pas le premier à être interrogé par Sœur Thérèse. Les deux filles qui me précédèrent, s’en sortirent sans difficulté. Ce fut alors mon tour. Je répondis avec hésitation à la première question. La deuxième me fut fatale.
« Quel est l’objet de la convention internationale qui a été signée le vingt-huit juillet mille neuf cent cinquante-et-un ? »
Je ne savais pas répondre à cette question. J’avais tout oublié de ce que j’avais appris et le stress ne facilitait l’exercice de remémoration. Je ne sus pas plus répondre à une troisième question, ni à une quatrième.
« Axel, c’est une leçon qui n’est pas sue. Vous en connaissez la sanction ? »
La gorge nouée, j’arrivais tout juste à hocher la tête.
 « Alors, c’est le moment. Baissez votre pantalon ! »
Sœur Thérèse se fâche


Il n’était plus question de tergiverser, malgré la présence de mes camarades derrière moi. La fessée en public était préférable à la désobéissance. Je baissais mon pantalon, attendant le châtiment. Sœur Thérèse procéda en douceur. Elle me prit par la main et me rapprocha d’elle, puis elle écarta le bras gauche, me ménageant un espace où venir me loger. Je me glissais sous son bras, répondant à son invite. Quand son pouce se glissa sous l’élastique de ma culotte, un long frisson remonta le long de mon dos. Je serrais les jambes, futile geste de protection. Sœur Thérèse avait tout juste pu dévoiler mes fesses.
« Ecartez un tout petit peu les jambes afin que je puisse vous baisser plus facilement la culotte. »
Elle souligna son propos d’une solide claque sur mes fesses. J’écartais mes jambes. La culotte fut descendue dans le bas de mes cuisses.
« Axel, je ne veux plus que vous mettiez des obstacles ni à votre déculottage ni à l’administration de votre fessée. J’attends de vous que vous coopériez afin de montrer, à moi et à tous vos camarades, que vous reconnaissez que la fessée est méritée. Je passe, pour cette fois, considérant que vous avez une autre fessée qui vous attend à la fin du cours et que vous n’avez pas vraiment résisté, mais seulement rien fait pour me faciliter la tâche. Une prochaine fois, je ne serai pas aussi indulgente. »


allongé sur les genoux culotte baissée


Je sentis sa main claquer sur ma fesse gauche.
« Aïe ! »
Avant que j’aie pu m’y préparer, je reçus la même fessée sur la fesse droite.
‘Aïe ! »
Sœur Thérèse détachait ses claques les unes des autres. Elle y mettait une force qui me laissait pantois. A chaque fois que sa main atterrissait sur mes fesses, il y avait un flash de douleur localisé là où elle avait frappé. Puis, la souffrance se dispersait un peu aux alentours, mais je sentais l’empreinte persistante de sa main jusqu’à ce qu’une nouvelle claque déclenche la douleur dans un nouvel endroit, sans que disparaisse totalement l’élancement dû à la précédente claque.
Peu à peu, je sentais monter la température de la peau de mon postérieur. Je n’avais pas reçu dix claques sur chaque fesse que cela me devint intolérable. Je ne pus retenir mes jambes qui commencèrent à battre de l’air, ni mes cris ni mes pleurs. Très vite, je sentais une cuisson uniforme de mes fesses, dès que Sœur Thérèse eut visité de sa main la totalité de leur surface.
Je sentais la chaleur rayonner depuis mon postérieur. Chaque nouvelle claque de ma professeure en rajoutait un peu à l’embrasement de mes fesses en concentrant, pendant un bref moment, la douleur là où elle venait de me fesser avant de se fondre dans la cuisson générale de mes fesses.

Je fus presque surpris quand la fessée cessa.
« Relevez-vous Axel. »
C’était la punition commune pour des leçons mal apprises. Il n’était pas besoin d’aller vers une punition plus sévère. Le message passait avec une bonne fessée administrée en public, laissant le coupable pleurant les fesses brûlantes, pour que tous les élèves comprennent que ce manque d’application dans notre travail scolaire, n’était pas admis à Sainte Marie. Nul n’avait envie de se retrouver dans la même position une nouvelle fois, nous redoublions donc d’effort.
« Allez chercher votre livre, Axel. »
Je traversais la pièce, de la démarche hésitante de ceux qui doivent se déplacer avec le pantalon baissé enserrant leurs chevilles. Tandis que je passais entre les rangs, je sentais le regard de mes condisciples sur mes fesses et mon sexe.
« Allez vous mettre le long du mur, en nous tournant le dos. Vous avez quinze minutes pour apprendre votre leçon. Je vous réinterrogerai alors et si elle n’est pas sue, ce sera une autre fessée. Dépêchez-vous ! »
La douleur due à la fessé devint rapidement une simple gêne, suffisante pour que je garde en mémoire la punition, mais qui me laissait le loisir de prendre conscience de ma situation. Les premières minutes, la présence de mes camarades dans mon dos accaparait toute mon attention. Je ne pouvais penser à autre chose qu’à mon intimité exposée à tous vents.
Puis, la perspective d’une deuxième fessée m’obligea à me concentrer sur mes leçons à apprendre. Je plongeais dans mon livre et j’oubliais vite que mes fesses étaient exhibées devant toute la classe, comme si j’avais soudainement été placé dans une bulle qui me soustrayait au regard de mes condisciples.
Le quart d’heure passé, Sœur Thérèse reprit son interrogatoire. Infirmant toutes mes craintes, je savais répondre à toutes ses questions.
« C’est bien, Axel, je vois que la fessée a été efficace. Reculottez-vous et retournez à votre place. »

Je ne pouvais que confirmer les propos de Sœur Thérèse. La menace d’une fessée m’avait obligé à orienter toutes mes ressources intellectuelles vers l’apprentissage demandé. Comme je voulais éviter que me soit infligée une nouvelle punition, rien n’avait pu m’en distraire. Mon application à apprendre avait donné les résultats escomptés.
Je venais d’expérimenter personnellement, grandeur nature, ce que je n’avais pu qu’observer jusqu’à maintenant. La fessée était un outil remarquable pour aider les élèves dilettantes à mettre leur travail scolaire au premier plan de leurs préoccupations. Cet épisode m’amena à préciser tout un chapitre de mon rapport d’étude. C’était un résultat inattendu de mon immersion totale dans le système éducatif de Sœur Thérèse. En le vivant de l’intérieur, cela me donnait une nouvelle compréhension de son fonctionnement précis.

Tout le cours durant, je maintenais cette concentration à son plus haut niveau. Je m’étonnais moi-même et cela me permettait de découvrir de nouvelles perspectives d’analyse des contenus évoqués par notre professeure. Je prenais un plaisir certain à suivre ce dont Sœur Thérèse nous parlait. Je me sentais en harmonie avec l’atmosphère de travail qui régnait dans la classe, bien loin du risque d’une autre punition.
La fin de l’heure me ramena à une réalité moins enthousiasmante. C’était un autre principe qui ne souffrait pas d’exception à St Marie : une promesse était toujours tenue. La fessée qui m’avait été annoncée, n’avait pas été annulée par une heure de grande attention pendant le cours.
« Axel, il est temps de passer à l’administration de votre fessée. »
.
Je retrouvais la position qui, la veille, avait été le mienne. Les genoux de Sœur Thérèse étaient toujours aussi inconfortables, ma position allongée m’aidait pas à me forger une opinion différente. J’avais été chercher la règle et j’avais baissé mon pantalon. Sœur Thérèse n’avait eu qu’un mot à dire pour que je réponde à son exigence. Je l’avais laissée descendre ma culotte. Ma gorge nouée ne n’avait pas empêché de me mettre dans la position disciplinaire requise.
La règle avait permis de faire culminer la douleur à son plus haut point dès le début de la fessée. Administrée sur mes fesses alors que l’échauffement de la précédente fessée s’était dispersé depuis longtemps, la règle semblait appliquer, sur la peau qu’elle touchait, une brûlure qui ne diffusait pas aux alentours. Sœur Thérèse s’occupa de couvrir toute la zone qui se présentait sous ses yeux.
Bien avant qu’elle n’ait atteint son but, je n’étais plus conscient que de la cuisson de mes fesses et de la nécessité de laisser ma main droite là où elle était : agrippée par ma main gauche et tenue par mes dents qui mordaient dans le gras de ma paume. Tout l’environnement de cette correction avait été gommé de mon esprit.
Au début, j’ai supplié ma correctrice de m’épargner. Je l’ai assurée que la leçon qu’elle me donnait serait durablement retenue. J’étais prêt à promettre tout ce qu’elle voulait. Puis, l’idée même d’articuler des mots ne me venait plus à l’esprit. Seuls restaient les cris et les pleurs qui n’étaient d’aucun secours pour dissiper la douleur de la fessée mais c’était un réflexe incontrôlable, un comportement attendu pour démontrer la contrition des punis. Chacun y souscrivait bien involontairement.
J’ai dû me débattre un peu, agiter mes jambes comme le faisaient mes camarades quand ils se retrouvaient dans la même situation, certainement en restant dans les normes admises à St Marie puisque Sœur Thérèse ne m’en fit pas le reproche. Je n’en ai pas gardé le souvenir.
C’est presque avec surprise que je constatais la fin de la fessée. J’avais pensé qu’elle aurait pu ne pas en avoir. Je me rappelle assez clairement mon sentiment de gratitude envers Sœur Thérèse qui m’avait fait grâce d’une correction sans fin. Passés les quelques instants nécessaires pour retrouver une pensée cohérente, je tendais toute ma volonté pour obéir aux désirs de ma correctrice : m’y soumettre pour ne plus mériter une autre fessée.
A ce moment-là, il n’y a plus de honte à se trouver déculotté en public, pas d’humiliation à être puni comme le serait un petit garçon. Etre mis au coin en y exposant mes fesses nues était la chose la plus naturelle au monde. Je m’y rendis volontiers, comme on prend un médicament un peu amer, mais qui doit tenir une place essentielle dans le processus de guérison.
C’est après, après seulement que tout revient à l’esprit. Seulement après que la douleur la plus lancinante se soit un peu calmée, laissant de nouveau place à un raisonnement cohérent. Je revis le film de cette punition et l’indignité de ma tenue devant mes camarades et de la punition que je venais de subir me revirent comme une vague submergeant tout autre sensation. C’est à ce moment-là où mes pleurs silencieux reprirent.

Sœur Thérèse me laissa dans mon lieu de pénitence pendant les quelques minutes qui restaient encore avant la fin du cours. Je n’eus le droit de me reculotter qu’une fois que tous les autres élèves soient sortis de la classe.
Malgré la cuisson encore vive de mes fesses, bien que je sois encore dans une tenue très indécente, j’étais soulagé. J’avais réussi à recevoir la fessée sans en qu’une autre me soit promise pour avoir contrevenu au comportement attendu d’un élève puni dans notre établissement. J’étais maintenant en règle avec le régime punitif de St Marie.
Cet optimisme ne dura pas plus de quelques secondes : il restait la punition que ne manquerait pas de m’administrer Sœur Gabrielle dès ce soir. Cela suffit à assombrir le reste de ma journée.


Merci à Peter Pan pour ses illustrations.

Pour suivre le fil de cette histoire :

Pour comprendre le contexte : introduction

Le premier épisode : chapitre 1
L'épisode précédent : chapitre 24
Le suivant : chapitre 26

2 commentaires:

  1. Bonsoir...

    Co...comment ? Même pas un petit bout de commentaire ???
    A quoi ça que le père Ducros , y se décarcasse ???
    Si j'avais su, j'aurais pas v'nu !
    Peter'

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    Réponses
    1. Bonjour Peter Pan,
      Hélas, pas de commentaire pour l'instant ! Pourtant ces trois dessins originaux méritent quelques félicitations. Je vous les adresse donc, mais vous saviez déjà que je les apprécie.
      J'attends impatiemment celui, ou ceux, qui accompagneront le chapitre prochain.
      Au plaisir de vous lire,
      JLG.

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