samedi 6 octobre 2018

Axel en famille - chapitre 64

Je retrouvais les sensations que j’avais éprouvées, autant que je puisse m’en souvenir, quand je vivais sous le toit de mes parents. J’y étais très entouré, surveillé pour le moindre de mes gestes. Les adultes prenaient les décisions et j’obéissais. Je devais demander l’autorisation pour tout un tas de petites choses comme d’aller aux toilettes ou de mettre un pied dehors. Quand j’en recevais la permission, cela de faisait toujours sous le contrôle vigilant d’une des trois femmes. Il n’y avait pas un seul instant où je n’étais pas sous le regard de l’une d’elle, sauf peut-être la nuit durant mon sommeil, et encore, je crois bien qu’elles s’invitaient dans ma chambre pour vérifier que je dormais.

A la différence de ce qui se passait dans mon enfance, la moindre remarque était accompagnée d’une fessée qui commençait toujours par un déculottage en règle. Il y avait systématiquement une certaine théâtralisation de la correction. En général, dès que la bêtise était constatée, la fessée m’était annoncée. Mon pantalon et ma culotte étaient alors baissés immédiatement.
Je devais alors subir une remontrance au cours de laquelle ma faute m’était expliquée, ainsi que ses conséquences éventuelles. Chacune avait ses habitudes, mais elles pouvaient varier. Parfois, je recevais cette semonce debout devant ma future correctrice, parfois elle me plaçait d’bord en position disciplinaire. Dans l’un et l’autre cas, l’aboutissement de cette réprimande était évident pour tout le monde. Ma culotte baissée le claironnait sans ambiguïté.
Bien que la plupart des fessées m’aient été administrés à main nue, je vivais chaque punition comme une épreuve. D’avoir été déculotté contre ma volonté, y était pour beaucoup. J’étais submergé par un sentiment mêlé de honte, de peur et de regret dès que ma culotte glissait le long de mes cuisses.
J’avais toujours un vague espoir que mon châtiment en resterait là, mais c’était toujours en vain. Je savais qu’on attendait de moi une totale soumission tant qu’on ne m’avait pas avisé que la punition était achevée, souvent uniquement après un passage au coin. La menace de la brosse ou de la palette à fesser planait au-dessus de ma tête pour réprimer la plus petite tentative de rébellion. Je savais, par expérience, les dégâts qu’elles pouvaient produire sur des fesses nues quand une fesseuse déterminée la maniait. Je n’avais aucun doute : aucune d’elles n’hésiterait à y recourir si elle l’estimait nécessaire, ce qui n’était pas aussi rare que cela.
Quant à y mettre fin en refusant de me soumettre, je n’y songeais même pas. Bien sûr il y avait toujours la figure tutélaire de Sœur Gabrielle, et je savais qu’une opposition physique avec elle ne s’achèverait pas à mon avantage. Son éloignement ne me semblait pas suffisant pour qu’elle estimât qu’un déplacement fût impossible.
Quand j’examinais cette hypothèse, un soir, dans mon lit, après une fessée particulièrement sévère qui m’avait laissé des élancements qui parcouraient encore mes fesses, plusieurs heures après avoir été puni. J’en arrivais à la conclusion que pour échapper à la tutelle que je subissais, il me faudrait maintenant complètement changer de vie, abandonner mon travail à l’université et déménager dans une autre ville. Même alors, je n’étais pas totalement certain d’être totalement à l’abri d’être retrouvé et ramené à mon point de départ, comme on le fait pour un jeune fugueur. Pas besoin d’une imagination débordante pour savoir quelle punition me serait alors réservée.
Lucidement, je reconnaissais que je ne souhaitais pas arriver à une telle situation. Certes, être traité comme un petit garçon comportait de nombreux inconvénients. Etre soumis à la fessée en était le summum. Je supportais bien plus aisément la perte de liberté et de libre-arbitre que cela supposait.
Je me rendais compte que, depuis deux mois, s’était révélé mon besoin d’avoir l’approbation des personnes qui m’entouraient et avaient autorité sur moi. Depuis qu’elles me signifiaient, sans ambages, quand je m’étais écarté de ce qu’on attendait de moi, mais également quand je m’étais conformé à leurs désirs, j’avais l’impression qu’un manque important dans ma vie, était comblé.
La fessée en était l’instrument normal. Elle faisait naturellement partie de ma nouvelle situation. J’acceptais, à mon corps défendant, qu’on puisse m’y soumettre. C’était une conséquence évidente de l’attention qu’on me portait et de l’exigence qu’on avait vis-à-vis de moi, exigence que je n’arrivais pas à m’imposer de moi-même. Elle m’obligeait à une plus grande maîtrise de mes comportements, à une attention soutenue à ce que je faisais. J’en avais la preuve tous les jours, ne serait-ce que par la qualité de mon hygiène corporelle ou du travail que je produisais.
J’aurais bien voulu que celles que je considérais comme les grandes personnes qui m’entouraient, cessent de recourir à cette punition. Mais je savais qu’alors, le risque de retomber dans mes anciens travers, serait grand. Je craignais de ne plus pouvoir bénéficier de leur assentiment et des marques d’attention qui en découlaient.
Après chaque fessée, quand la fin de ma punition m’était indiquée, j’attendais avec inquiétude le moment qui lui faisait suite. Pas à chaque fois, mais souvent, celle qui m’avait fessé me prenait dans ses bras et après avoir exigé une demande de pardon qui m’était invariablement accordée, elle concluait la punition par quelques cajoleries. J’étais alors soulagé, certain d’être réintégré dans la famille que nous constituions.
C’était alors la main qui m’avait puni qui me caressait les fesses qu’elle avait meurtries peu de temps auparavant. Debout ou à genoux devant ma correctrice ou souvent assis à califourchon sur ses genoux, lui faisant face, je m’abandonnais dans ses bras dont elle m’entourait. Je lui rendais la pareille. Mon visage caché sur son épaule ou sur sa poitrine, je laissais couler mes dernières larmes que son vêtement absorbait.
Un dialogue à sens unique s’engageait. On me détaillait en quoi ce que j’avais fait était inadmissible et les menaces de futures punitions en cas de récidive, étaient courantes. Je réitérais mes promesses d’obéissance, de bonne conduite ou de travail assidu, selon ce qui m’était demandé. Je murmurais ces engagements sans lever la tête du giron dans lequel je reposais.
Mes réponses étaient toujours exigées sans délai. Rester sans réaction à une question posée, indiquait que j’étais inattentif dans un moment où j’étais censé exprimer un sincère repentir. Cela se terminait par une ou plusieurs claques sur les fesses pour me rappeler à l’ordre. L’agacement de la grande personne qui me tenait dans ses bras, suite à une distraction répétée de ma part, se traduisit plus d’une fois, par une seconde fessée.
Je goûtais ces moments de douceur. Je me savais protégé par des personnes qui se préoccupaient durablement de ce que je faisais, de ce que je disais, au point de me corriger quand j’en avais besoin. C’était un cocon affectif dans lequel je m’épanouissais, malgré le risque de recevoir une fessée. Je m’y étais installé et je ne me voyais pas y renoncer. Je me sentais chez moi, dans ma famille, une famille adoptive, mais une réelle famille.

Julie recevait la fessée bien moins souvent que moi. Quand elle eut compris qu’il n’était pas admis qu’elle réponde à sa mère quand celle-ci lui faisait une remarque et quelle eût décidé de participer aux tâches ménagères, il y eut bien moins de motifs pour la punir. Potentiellement, elle restait soumise à toute punition que sa mère ou sa grand-mère auraient décidé de lui administrer. Les vêtements d’adolescente qu’elle portait, la toilette qu’on lui faisait le matin en même temps que moi, les recommandations quant à son comportement, montraient qu’elle n’était pas vraiment considérée comme une grande personne, même si son droit à me fesser ne lui était pas contesté.
Elle semblait avoir admis bien plus facilement que moi d’être déculottée en public et elle ne semblait pas en faire grand cas si ce n’était la fessée qui s’en suivait. Les punitions s’espacèrent mais ne disparurent pas. Nous en reçûmes quelques-unes de concert, ce qui était possible depuis que Mamie assurait sa part de punition.
La première fois que cela nous arriva, ce fut une mémorable fessée. Julie n’avait pas encore pris totalement l’habitude de demander la permission avant de sortir. Cet après-midi-là, elle avait décidé que nous irions faire le tour du lac qui était situé à quelques dizaines de minutes de la maison de Tatie Nathalie. Les mises en garde de sa grand-mère n’y firent rien.
« Julie, tu ne devrais pas sortir, il va pleuvoir. Des pluies continues sont annoncées en milieu d’après-midi. »
Tatie Nathalie s’était absentée. Elle aurait certainement interdit cette escapade.
«  Nous serons de retour avant qu’elles arrivent. »
Julie n’entraîna avant que Mamie puisse réitérer ses mises en garde.
Nous avions fait un tiers du tour du lac quand les premières gouttes tombèrent. Au début ce fut un crachin, assez fort, mais juste un crachin.
« Finissons le tour, puis nous rentrerons, décida Julie. »
Nous étions complètement de l’autre côté du lac quand le crachin devint une pluie battante et froide. Julie et moi accélérâmes le pas, mais que ce soit revenir sur nos pas ou continuer, le chemin était à peu près aussi long.
Nous étions de retour à notre point de départ quand je sentis l’eau transpercer mon manteau. Il nous restait à parcourir tout le trajet pour revenir à la maison sous des trombes d’eau. Mon manteau n’absorbait plus rien et l’eau glacée imprégnait maintenant tous mes vêtements. Je la sentais couler dans mon dos et mes sous-vêtements collaient à ma peau.
Julie n’était pas en meilleur état. Ses cheveux étaient trempés, plaqués sur son crâne. Je pouvais voir, comme elle marchait devant moi, que son pantalon dégoulinait. Son blouson ne valait pas mieux.
C’est dans cet état que nous arrivâmes à la maison. C’est Tatie Nathalie qui nous accueillit. Je vis tout de suite, à son air catastrophé, que nous étions en mauvaise posture.
« Ne bougez pas de là ! »
Nous étions confinés dans l’entrée. Tatie Nathalie revint avec deux serpillères qu’elle posa sur le sol.
 « Enlevez vos chaussures et vos chaussettes et chacun se met sur une toile. »
Claquant des dents, j’étais impatient d’enfiler des vêtements secs. J’ôtais mes chaussures et mes chaussettes et je me plaçais sur la serpillère comme j’en avais reçu l’ordre. Tatie Nathalie revint, suivie de Mamie. Elles tenaient chacune une serviette de toilette sur l’épaule.
« Occupe-toi d’Axel, je prends Julie ! »
Mamie s’approcha de moi. Elle m’enleva mon manteau et le laissa tomber sur celui de Julie qui était dans une panière à linge que Tatie Nathalie avait disposée entre nous deux. Ma chemise, puis mon pantalon suivirent le même chemin. Mamie baissa ma culotte, puis d’une sérieuse claque sur la cuisse elle m’intima l’ordre de laver un pied, puis l’autre suite à une nouvelle claque. Mon tee-shirt passant par-dessus ma tête qui paracheva mon déshabillage. Julie était maintenant dans la même tenue que moi : nue des pieds à la tête. Nos tremblions deux les deux de froid.
« Emmenons-les dans le séjour, il y fait plus chaud. »
Mamie me saisit l’oreille, mais elle n’eut pas besoin d’insister pour que je la suive. Les plaintes de Julie, derrière moi, me laissèrent supposer qu’elle subissait le même sort. Après le froid du carrelage de l’entrée, la douceur de la moquette sous mes pieds me réchauffa un petit peu.
Mamie me plaça devant elle et elle posa la serviette de toilette sur mes épaules et elle la referma sur ma poitrine. Elle plaça sa main dans mon dos et, à travers la serviette, elle me frotta vigoureusement la peau. Je sentis rapidement la chaleur revenir là où sa main passait. Elle me fit faire un demi-tour et elle entreprit de sécher mon buste puis mon ventre avec la même méthode, tout aussi énergiquement. Mes cheveux suivirent et je me retrouvais bientôt tout ébouriffé.
Julie, entre les mains de sa mère subissait le même sort. Comme la mienne, sa peau devait avoir viré au rouge écarlate, tant Tatie Nathalie et Mamie insistaient au même endroit jusqu’à ce que la chaleur due au frottement soit perceptible au travers de la serviette. Si elles avaient entrepris de nous transformer en écrevisses, elles ne s’y seraient pas prises autrement.
Avec un coin de la serviette, Mamie me sécha l’entrejambe, sans prendre plus de précaution qu’elle en avait usé auparavant. Une plainte de ma part, alors qu’elle essuyait mes testicules, fut réprimée par une claque sur ma cuisse après qu’elle eut pris la précaution de soulever la serviette.
« Ce n’est pas le moment de te plaindre. Ce qui vous arrive est de votre faute. Si vous m’aviez écouté, cela ne serait pas arrivé ! »
Mamie passa rapidement la serviette sur mes fesses.
« Celles-là, commenta-t-elle, j’ai une autre méthode pour les faire rougir. Nous verrons cela tout à l’heure. »
Quand elle eut séché mes jambes et mes pieds, je ne ressentais plus du tout le froid qui m’avait saisi sur le chemin du retour. Mamie ôta la serviette qui m’entourait. Julie et moi étions nus comme des vers au milieu du séjour.
« Mettons-les en pyjama, suggéra Tatie Nathalie. Ce n’est pas utile de les rhabiller d’ici ce soir. »
Une bonne claque sur les fesses et Mamie m’ordonna :
« Dans ta chambre, tout de suite. »
Elle me talonnait alors que je marchais aussi vite que je le pouvais, tentant de mettre un peu de distance entre la main de Mamie et mes fesses. Julie et Tatie Nathalie nous suivaient de peu.
C’est Mamie qui me passa mon pyjama sans que j’y trouve à redire. Je me doutais que mes fesses étaient en sursis et je me tenais pas à provoquer par avance la fessée que Mamie m’avait promise à mots couverts. Je devançais ses ordres, lui facilitant ma mise en pyjama.
« Retourne dans le séjour, c’est l’heure de la fessée. »
Bien que donnée sur mon pantalon de pyjama, je sentis la claque qui soulignait la consigne. A part ma pudeur, il ne protégeait pas grand-chose.
Julie et sa mère nous attendaient. La scène qui se composait sous mes yeux avait le mérite de la clarté : deux enfants mis en pyjama au milieu de l’après-midi, faisant face à deux adultes, visiblement irrités. Cette impression était renforcée par l’attitude de Mamie et de Tatie Nathalie. Elles se tenaient de la même façon : les mains sur les hanches, les sourcils froncés, le visage sévère. Cela ne pouvait en rester là.
« Quelle gaminerie ! Alors qu’on vous avait averti qu’il allait pleuvoir, il a tout de même fallu que vous sortiez et bien entendu pas équipé pour la pluie ! »
Julie et moi baissions la tête. J’aurais bien argumenté pour me dédouaner de toute responsabilité. Après tout c’était Julie qui avait décidé de cette promenade. Mon habitude de lui obéir avait fait le reste. Tatie Nathalie qui nous grondait, ne cherchait pas d’explication. Je n’avais donc pas la place pour présenter ma défense.
« Vous avez désobéi à Mamie. Je tiens à ce qu’il soir clair qu’elle a toute légitimité pour vous punir, l’un et l’autre. Vous allez donc être punis pour cette désobéissance. »
Ce ne fut pas une surprise. Le contraire m’aurait déçu.
« Si nous n’étions pas intervenu, je prends le pari que vous seriez tombés malades ou au minimum, cela aurait fini avec un rhume carabiné. Tout cela mérite une sérieuse fessée. Qu’en penses-tu, Mamie ?
– Il ne peut en être autrement. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais la main ne sera pas suffisante. Je crois qu’il faudra finir la fessée par quelque chose de plus sérieux.
– Tu as raison ! Il y a deux bêtises à expier.
– Toutefois, il me semble qu’il faut différencier les cas de nos deux garnements. C’est Julie qui a été à l’initiative. Elle mérite la fessée la plus sévère. Axel n’a fait que suivre. C’est son manque de jugeote qui l’a poussé à se ranger à cette mauvaise idée. Il n’est pas question de l’épargner, mais il faut faire une différence.
–Que dirais-tu de commencer par une bonne fessée avec la main, puis de finir avec la brosse pour Axel et la palette à fesser pour Julie ?
– Cela me semble juste. Allons-y !
– Allez chercher l’instrument dont nous avons besoin pour vous punir. Chacun le sien ! »
Quand nous revînmes dans le séjour, elles avaient pris place chacune sur une chaise, se faisant face. Mamie tendit la main dans ma direction. Je me rendis à son côté et je lui remis la brosse. Julie donna la palette à sa mère. Nos culottes de pyjama furent baissées en même temps. Mamie tapota ses genoux, m’invitant à m’y allonger tandis que Tatie Nathalie ordonnait à Julie :
 « En place ! »
Julie et moi étions tête bêche. Je voyais ses fesses nues tressauter sous les claques que lui donnait sa mère et elle devait voir les miennes dans la même situation. Très vite, je me désintéressais de ce spectacle pour me concentrer sur la cuisson qui envahissait mes fesses. Mamie était une fesseuse compétente, à moins que ce soit qu’il n’y ait pas vraiment besoin de compétence particulière pour administrer une fessée cuisante à la personne qui se tient à plat ventre en travers de ses genoux.
Comme à chaque fois, la douleur provoquée par la main de Mamie n’avait pas le temps de se dissiper avant que la claque suivante ne rajoute un nouvel élancement qui déplaçait de quelques centimètres le siège de la souffrance aigue que je ressentais. Tout cela finissait par se confondre en une fournaise uniforme, parcourue de bouffées encore plus brûlantes à chaque fois que la main frappait un nouvel endroit de mon postérieur.
Le bruit de la double fessée était impressionnant. Le claquement de la main de Mamie répondait en écho à celui de la main Tatie Nathalie sur les fesses de Julie. Elles ne coordonnaient pas leur tempo, ce qui construisait un univers sonore chaotique. La cacophonie qui en résultait était amplifiée par les cris que Julie et moi poussions sans retenue après avoir reçu chacun une dizaine de claque. Nous étions en hiver. Les fenêtres étaient hermétiquement closes, confinant les éclats de nos fessées dans la pièce où nous nous tenions.
Je ne sais pas si Mamie accrut la sévérité de la fessée ou si c’est l’accumulation des claques qui me fit franchir une nouvelle étape. Je fus le premier à fondre en sanglots. A partir de ce moment, je me refermais dans une bulle dans laquelle il n’y avait plus de place que pour ma fesseuse et moi. Tout mon entourage avait disparu. Je n’avais plus conscience de la présence de Julie et de Tatie Nathalie à mes côtés. Je ne ressentais plus que ce qui avait trait à la fessée que je recevais : les genoux de Mamie sur lesquels je me tortillais au rythme des claques qu’elle m’assénait ; son bras posé sur mon dos qui me maintenait en place tout en retroussant ma chemise ; la main qui frappait méthodiquement mon arrière-train ; et par-dessus tout, la fournaise qui embrasait mes fesses.
Il y eut une courte pause et j’eus le fol espoir que j’en avais fini avec cette épreuve. J’entendis Julie crier :
« Non, Maman ! »
Cette supplique fut immédiatement suivie de la détonation occasionnée par la palette à fessée sur des fesses nues, puis par un cri d’agonie de Julie. Je n’eus pas le temps de compatir plus longuement. Un éclair de feu embrasa ma fesse droite. Mon cri s’étouffa dans ma gorge et tous mes muscles se tétanisèrent. Une deuxième fois la brosse s’abattit sur mes fesses. Un long cri sortit de ma gorge. La fessée avec la brosse avait commencé.
Je ne contrôlais plus mes mouvements et Mamie dut raffermir sa prise sur ma taille pour les contenir afin que je ne glisse pas de ses genoux. Dans un premier temps, elle alternait ses coups sur une fesse, puis sur l’autre. Quand elle eut ainsi couvert toute la surface de mon postérieur qui était à sa disposition, elle changea de méthode. Elle concentrait l’application de la brosse au même endroit, cinq, six, dix fois de suite, jusqu’à ce que mes cris montent dans l’aigu et finissent par s’abîmer dans des sanglots. Alors, elle recommençait à un autre endroit, plus bas ou plus haut du même côté et, de temps en temps, elle changeait de globe fessier.
Lorsque je recevais une fessée, dès son début, j’attendais qu’elle finisse au plus tôt. Dans un deuxième temps, quand la correction se prolongeait, je me faisais à l’idée que la punition n’aurait pas de fin. J’en étais là quand Mamie posa la brosse sur la table basse qui était à sa droite. C’est le silence qui m’informa que ma fessée était achevée. Le silence n’était pas total. Les gémissements, les pleurs et les reniflements de Julie et moi perdurèrent encore de longues minutes. Nous étions tous les deux le nez dans notre coin quand je réussis à contenir la plupart des signes de douleur, ne laissant qu’un sanglot déborder de temps en temps. Julie me suivit peu de temps après.
Je n’avais aucune envie de me faire remarquer. Le risque d’une deuxième correction était trop présent à mon esprit. Je voulais me faire oublier jusqu’à ce que je reçoive l’autorisation de bouger. Sans indication de temps, je ne sais pas combien de temps Julie et moi y sommes restés. La fessée m’avait fait perdre toute notion de temps et les bruits résultant de l’activité de Mamie et de Tatie Nathalie ne me donnaient pas d’indication assez précise pour estimer quelle heure il pouvait être.
L’engourdissement qui gagna mes bras et mes jambes ne représentait pas une raison suffisante pour changer de position. Il me fallut faire un effort de volonté pour rester immobile. Enfin, notre pénitence prit fin. Nous reçûmes alors le droit de remonter notre pyjama.

Peter Pan fait une pause cette semaine. Toujours pas de dessin


Pour suivre le fil de cette histoire :

Comprendre le contexte : l'introduction

Le premier épisode : chapitre 1
L'épisode précédent : chapitre 63
Le prochain épisode ... c'est le chapitre 65.

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4 commentaires:

  1. Bonjour JLG.
    Ou la la, ça chauffe dur dans le salon! Voilà deux superbes fessées rondement menées! Joli concert ! Et comme la main pourtant sévère ne suffit pas, brosse et palette à fessée prennent le relai pour finir de faire reluire les deux paire de fesses parfaitement sêchées!
    Auparavant, intéressante analyse, détaillée, du processus de soumission mis en place et entretenu par l'utilisation systématique de la fessée.
    Cordialement.
    Ramina.

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    Réponses
    1. Bonjour Ramina,
      Merci pour ce concert de louanges. La soumission étant en place nous allons bientôt pouvoir passer à la suite... avec de nouveaux personnages.
      Vous me dires ce que vous en pensez.
      Au plaisir de vous lire,
      JLG.

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  2. Bonjour JlG,
    Non, ce n'est pas un concert de louanges complaisant ou inconditionnel. Juste un regard objectif sur la manière dont vous décrivez avec justesse le mécanisme d'une situation de soumission.
    Je trouve que c'est bien observé, clairement décrit avec simplicité et efficacité. Ce qui caractérise votre style d'écriture à l'inverse du mien parfois un peu plus compliqué.
    Voilà, voilà, c'est tout !
    Cordialement.
    Ramina

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    Réponses
    1. Ramina,
      Je ne l'avais pas pris pour de la complaisance, mais une appréciation d'auteur à auteur.
      J'essaye de visualiser les situation avant de les écrire, à défaut de pouvoir les éprouver réellement. C'est donc une question d'imagination.
      Au plaisir de vous lire,
      JLG.

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