samedi 4 avril 2020

Madame Caroni - chapitre 40

Maïlis sursautait à chaque bruit qui surnageait sur brouhaha qui venait de l’atelier. Elle guettait le bruit de pas qui lui indiquerait la présence d’un collègue. Il lui semblait que d’être aperçue dans cette tenue serait la déchéance ultime. Si son ouïe ne l’avait pas trompée, la porte des toilettes était restée ouverte. Elle ne pouvait donc pas compter sur le petit couinement qu’elle faisait pour l’avertir d’une présence indésirable.
Elle ne pouvait pas, non plus, ni se retourner ni se permettre des entorses avec le consignes que lui avait données sa cheffe d’atelier. Elle risquait de revenir à n’importe quel moment et Maïlis ne tenait pas à ce qu’elle la prenne en flagrant délit de désobéissance. Ses fesses en avaient suffisamment payé le prix pour aujourd’hui.
Il ne lui restait plus qu’à attendre, et c’était pour cela que, le nez dans le coin, elle était aux aguets du moindre bruit.


Camille n’était pas dans une position plus enviable. Elle ne se posait pas la question de savoir qui pouvait la voir alors qu’au coin, elle exposait des fesses nues. Toutes les personnes qui étaient venues faire un tour dans la librairie, avaient pu la voir sans qu’elle les ait vus. Quand ils passaient à la caisse, ils avaient une vue imprenable sur ses fesses et les questions fusaient.
« Qu’a donc fait cette jeune fille pour avoir été punie de la sorte ? »
« Mais quel âge a-t-elle ? Elle paraît bien jeune ! »
« C’est votre nièce ? Elle ne vous ressemble pas ! »
Madame Daurent répondait obligeamment à toutes les questions tout en encaissant les achats des clients. Mais il y avait également de nombreux encouragements.
« Vous avez raison, une bonne fessée, quand elle est méritée, ça fait beaucoup de bien. »
« Continuez comme cela ! »
« Voici une jeune fille qui est en de bonnes mains. »
« Si tous les enfants récalcitrants recevaient les mêmes punitions, le monde irait bien mieux qu’il ne va ! »
Madame Daurent les acceptait comme allant de soi. Si Camille ne s’était pas encore faite à la façon dont sa patronne exerçait maintenant son autorité, celle-ci semblait n’y trouver plus rien d’étonnant et s’être glissé avec facilité dans le costume.


Il n’y avait pas de doute. Il y avait des pas qui s’approchaient. Maïlis tendit les deux oreilles. Il fallait bien cela pour confirmer ce qu’elle redoutait.
« Ça alors ! »
Cette brève exclamation suffit à confirmer la présence d’une autre personne dans les toilettes. Ce n’était pas Madame Farette. La voix que Maïlis avait entendue n’avait rien à voir. Une voix féminine. Celle de Marlène peut-être ? Elle espérait un mot de sympathie qui ne vint pas.
La porte d’une cabine de toilette se referma. Il n’y avait plus de doute l’une de ses collègues allait pouvoir confirmer, de visu, qu’elle avait bien pris une, non au moins deux fessées. Comment pourrait-elle encore les regarder en face. Le moral de Maïlis tomba encore plus bas qu’il n’était. La collègue sortit sans dire un mot. Les commérages pouvaient aller désormais bon train.
Le silence qui se réinstalla fut de courte durée.
« Mais petite pissouse a-t-elle été bien sage ? »
Le plus intelligent était de le montrer et non de répondre. Madame Farette n’attendait d’ailleurs pas de réponse.
« Viens ici, je vais te laver. »
Maïlis eut peur d’avoir bien entendu. Elle n’aurait pas le loisir de faire sa toilette elle-même, mais c’était sa cheffe qui s’en chargerait. Elle faillit répliquer qu’elle savait le faire toute seule, mais elle se ravisa.  Si elle ne savait pas se retenir de faire pipi dans sa culotte, comment revendiquer d’en réparer les conséquences sans l’aide d’un tiers ?
Madame Farette n’avait sans doute plus vraiment confiance dans sa capacité à s’occuper d’elle-même. Il n’y avait là rien d’étonnant. Elle la voyait sans doute comme une petite fille à qui il fallait donner la fessée quand elle n’était pas sage et lui laver les fesses quand elle mouillait sa culotte.
Sa cheffe avait trouvé une petite serviette en éponge. Sans doute un essuie-mains propre qu’elle avait dû prendre dans une réserve. Elle en mouilla un coin et y fit couler du savon liquide qu’elle fit mousser.
« Ne bouge pas. Tu me laisses faire. »
L’eau était froide et cela surprit Maïlis quand sa cheffe posa le gant improvisé sur son pubis. Elle resserra les jambes. Une claque sur les fesses vint sanctionner ce réflexe.
« Sois sage ou tu as une fessée ! Ecarte les jambes… Mieux que ça ! »
Sans accorder de l’importance à la gêne de son employée, Madame Farette passa le gant partout où le pipi était censé avoir coulé : le pubis, l’aine et l’intérieur des cuisses. Elle insista particulièrement sur l’entrejambe et elle écarta elle-même les deux lèvres du vagin pour s’assurer de sa propreté. Maïlis mettait toue sa volonté à réprimer les réactions instinctives qui lui commandaient de fermer ses jambes pour en chasser cette main intrusive.
Madame Farette dut insister pour ôter tout le savon qu’elle avait répandu pour laver les poils pubiens. Cela l’obligea à rincer son gant plus d’une fois et à passer plusieurs fois au même endroit avant de se déclarer satisfaite. Elle passa alors au séchage en utilisant la partie de la serviette qu’elle n’avait pas mouillée. Sécher tous ces poils, fut la partie la moins facile, mais en insistant bien, elle y arriva.
« Bien ! Te voilà propre ! Il reste la punition. Faire pipi à la culotte, à ton âge, ça mérite une sérieuse fessée pour t'apprendre à ne pas recommencer, tu ne crois pas ? »
Maïlis ne chercha pas d’argument pour se dédouaner de cette faute. Elle savait que si c’était Madame Caroni qui avait dû faire sa toilette, ça se serait terminé de la même façon. Elle reconnaissait qu’il fallait une correction pour sanctionner ce moment de relâchement. Il était du devoir de sa cheffe d’atelier de l’administrer. Maïlis n’avait rien à y redire, ce qui ne l’empêchait pas de craindre le moment où ses fesses seraient mises à contribution.
« Je te préviens que si tu recommences une autre fois, non seulement tu auras une autre fessée, mais je prendrai des mesures draconiennes. »
Heureusement, Madame Farette ne lui laissa pas beaucoup de temps pour vivre la fessée par anticipation, ce qui était presque comme en recevoir une première avant la réelle. Elle tenait toujours sa jupe relevée quand sa cheffe la ploya sous son coude et ajusta sa position de façon à ce que ce soit pratique pour la fesser.
Ce n’était que la troisième fessée qu’elle recevait de la main de sa supérieure hiérarchique, mais elle se sentait en terrain de familiarité. Madame Farette avait sa manière à elle de la tenir en position disciplinaire qui n’était pas exactement la même que celle de Madame Caroni.
Les deux fesseuses ne positionnaient pas leur main de la même façon. Celle de sa tutrice s’étalait, doigts écartés, couvrant largement le bas-ventre de Maïlis. L’extrémité des doigts se glissaient dans la toison pubienne, à toucher le bord des lèvres vaginales. Celle de sa cheffe épousaient la forme des os de son bassin, encerclant totalement la taille de Maïlis. Elle plaçait un pied entre ceux de la jeune fille dont elle plaquait le pubis contre son genou qui se glissait dans l’entrejambe de Maïlis.
Dans les deux cas, la jeune fille se sentait fermement tenue, non pas que cela fut nécessaire pour la maintenir en place. Maïlis avait accepté que la fessée déculottée fît désormais partie de sa vie de jeune femme. Elle reconnaissait qu’elle lui avait été donnée, jusqu’à maintenant, à juste titre et qu’elle construisait, autour d’elle, un cadre de règles qu’elle n’avait pas su s’imposer toute seule.
Le bras qui entourait sa taille lui donnait les limites à ne pas dépasser quand la cuisson de ses fesses atteignait des sommets tels qu’il n’était plus possible de subir stoïquement la correction sans esquisser des mouvements visant à placer ses fesses hors de la trajectoire de la main qui la punissait. Le bras qui la tenait plaçait les bornes de ce que sa fesseuse considérait comme acceptable. Dans ce cadre limité, elle pouvait se débattre, sans gêner l’administration de la fessée.
Enfin, et peut-être surtout, la position prise l’obligeait à laisser ses fesses à disposition de sa correctrice, installant une relation d’autorité incontestée, mais également d’attention à sa petite personne. Maïlis appréciait de savoir qu’il y avait des personnes qui prenaient le temps de s’occuper d’elle et de la punir quand elle l’avait mérité.
Pour ce qui était de la cuisson sur les fesses, cela se ressemblait beaucoup. Maïlis s’en rendait encore une fois compte en commençant à se tortiller sous le bras de Madame Farette. Cela devenait insupportable, pourtant elle n’en était pas encore à la fin.
Une fois absorbé le piquant de la claque sur ses fesses, elle sentait monter la chaleur sur tout l’épiderme que la main venait de couvrir. Puis elle explosait en une douleur vive pour finir en un picotement qui ne cessait plus, même si la main claquant une autre partie de son postérieur l’amenait à se préoccuper d’un nouvel endroit. Maïlis avait l’impression que la cuisson ne cessait de croître et de s’étendre, renouvelée sans cesse par la main qui trouvait de nouveaux territoires à explorer.
Comme à chaque fois qu’une fessée arrivait à son terme, Maïlis fut soulagée et reconnaissante envers Madame Farette. Celle-ci avait jugé que la punition avait été suffisante, ce qui était déjà beaucoup et ce que Maïlis avait attendu avec impatience tout au long de la fessée. Sa correctrice avait, en quelque sorte exaucé ses vœux. De plus, la fessée finie, elle se sentait absoute du comportement qui lui avait valu la punition. Sa correctrice estimait que cela était du passé, Maïlis pouvait faire pareil, elle pouvait revenir dans l’espace social dont sa bêtise l’avait exclue.
« Va te mettre au coin, le temps de te calmer. »
Maïlis retourna là d’où elle venait. Se calmer. C’était en effet nécessaire. Elle n’arrivait plus à respirer régulièrement, gênée par les sanglots qui sortaient de sa gorge, interrompant maintenant une inspiration et tout à l’heure une expiration. L’obligation d’immobilité et de silence qu’impliquait un séjour au coin obligeait à en reprendre le contrôle. Il en allait de même pour les gémissements qui devaient disparaître au plus vite.
Maïlis vida ses poumons d’un long soupir. Elle reprenait peu à peu la maîtrise de sa respiration. De ce côté-là, ça irait mieux maintenant. Elle savait que la cuisson de ses fesses allait rapidement diminuer. Il lui restait à affronter ses collègues. Sur ce sujet, cette dernière fessée n’avait rien réglé.


Madame Daurent profita d’une petite pause dans le défilé des clients à la caisse pour s’occuper de Camille.
« As-tu encore envie d’être insolente avec les clients ?
– Oh non Madame, je vous le promets !
– Des promesses, dites avec humilité ! Que de changements depuis hier ! Si je ne te connaissais pas bien, je jurerais avoir affaire à une employée modèle. Malheureusement pour toi, je vais attendre que tu me donnes des gages d’obéissance et de travail bien fait. Cela prendra sans un peu plus de temps qu’un petit moment passé au coin. »
Ces paroles promettaient des heures difficiles.
« Fini de ranger le rayon des polards. Tu as intérêt à faire un travail impeccable. Je vérifierai ! »
Camille ne demanda pas son reste. Elle convenait que la situation avait bien changé en une petite journée. Elle ne pouvait plus du tout s’y prendre comme avant, mais elle n’avait pas renoncé à exercer son libre arbitre quand elle l’avait décidé. Elle ne pouvait plus le faire aussi ouvertement qu’avant. Elle devait être plus subtile. Elle devait donner l’impression qu’elle se rendait aux arguments de sa patronne. Elle se dirigea vers le rayon qu’elle devait remettre en ordre.

Camille ne savait pas si elle pourrait continuer ainsi jusqu’à la fin de la journée. Elle était harcelée. Madame Daurent ne cessait d’être sur son dos. Elle surgissait à tout bout de champ et elle avait toujours une remarque désagréable à faire. Elle n’était jamais satisfaite de ce que Camille avait fait. De plus, il lui était demandé de satisfaire sur l’instant les désirs des clients. Comme s’ils ne pouvaient pas attendre un peu et prendre en compte ses propres priorités.
« Dis-moi, quand vas cesser de rêver ? Il serait temps que tu te mettes au travail un peu sérieusement ! »
Camille tourna vivement la tête vers Madame Daurent, ses yeux lançaient des éclairs.
« Oui, Camille, as-tu quelque chose à dire ?
– Euh non, Madame ! »
Camille replongea dans les livres qu’elle rangeait quelques minutes auparavant. Elle l’avait échappé belle ! Madame Daurent s’éloigna pour répondre à une demande d’une personne quelques rayons plus loin.
« Dites-moi, ma fille, avez-vous les romans de Fred Vargas ? »
Le ressentiment dû à la remarque de de Madame Daurent, le ton supérieur que la dame avait adopté, la frustration retenue depuis le début de la matinée… c’est un peu de tout cela qui déclencha la réponse sèche de Camille.
« Bien sûr qu’il y en a ! Là-bas ! Vous n’avez qu’à regarder ! Ce n’est pas bien compliqué !
– Si je m’adresse à vous, Mademoiselle, c’est que je n’ai pas trouvé. Autrement je ne vous demanderais pas !
– Vous êtes aveugle ou quoi ? Il y en a toute une étagère !
– Vous pourriez être plus aimable ! C’est bien votre travail de renseigner les clients, non ?
– Oui, ceux qui posent des questions intelligentes ! »
Le ton était monté. Il devait y avoir une douzaine de clients dans le magasin. Ils se retournèrent tous pour voir les raisons de ces éclats de voix. Bien évidemment, cela attira également Madame Daurent.
« Oui Madame, je vous rassure. C’est bien son travail de répondre aux questions qu’on lui pose, et même de la faire aimablement. Malheureusement, elle ne l’a pas encore compris, mais je ne désespère pas de le lui apprendre au plus vite. »
Tout en donnant ces explications d’un ton calme et d’une voix pondérée, Madame Daurent plaça Camille sous son bras, tournant les fesses de cette dernière vers la cliente qui n’était pas encore bien sûre de comprendre ce qui se préparait sous ses yeux. C’est quand la jupe de la jeune fille avec qui elle avait cet échange de propos fort peu aimables, fut retroussée qu’elle comprit.
« Madame, non, je ne le ferai plus.
– Ne m’as-tu pas déjà dit cela plus tôt dans la matinée ? »
Puis elle se reporta son attention sur la cliente.
« Je n’ai, en fait, commencé cet apprentissage que ce matin. Il y a encore du travail à faire. J’aurais sans doute dû commencer plus tôt, nous n’en serions pas là, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.
Elle baissa la culotte. Malgré l’inéluctabilité de ce qui se préparait, Camille continuait à supplier et à promettre de s’amender définitivement. Personne ne faisait attention à ce qu’elle disait.
« J’ai bien peur de devoir déculotter et fesser cette jeune fille encore de nombreuses fois avant qu’elle ne comprenne comment il faut se comporter. Si cela ne vous dérange pas, je vais la punir avant qu’elle ne vous présente des excuses.
– Mais je vous en prie, faites ! »
Camille avait bien conscience qu’une dizaine de personnes contemplaient ses fesses nues. L’humiliation que cela provoquait, était au centre de ses préoccupations. Elle ne se rendait pas compte que l’absence d’opposition de sa part faisait ressortir le caractère punitif de la situation. Pas une personne ne songea que c’était les fesses d’une adulte qu’ils regardaient. La jeune apprentie du magasin allait recevoir une bonne fessée, quoi de plus normal ? Chacun avait pu constater qu’elle l’avait méritée. Il ne se trouva personne ni pour protester, ni pour s’interposer.
Quand Camille exprima bruyamment la douleur que provoquait la main de Madame Daurent, cela ne changea rien. Il était normal qu’une fessée provoquât cet effet. La rougeur naissante, puis prononcée sur les fesses de Camille ne sembla déplacée à personne.
Tous ne regardaient pas cet épisode de discipline professionnel de la même façon. Certains se disaient qu’il ne faudrait pas grand-chose pour qu’ils se trouvassent, une prochaine fois, dans la position de la jeune fille qui recevait cette magistrale punition. D’assister à cette fessée les mettait mal à l’aise parce qu’elle démontrait la normalité de ce type de punition.
D’autres se demandaient pourquoi ils n’y avaient pas déjà recouru. L’évidence de l’efficacité de la correction leur sautait aux yeux et ils ne savaient plus ce qui les avait retenus de fesser ce mari, ce grand enfant, cette compagne qui se comportait souvent comme un enfant insupportable. Tous n’eurent pas leur réponse avant la fin de la fessée, mais ils avaient tous fait un bout de chemin dans la prise de conscience de la nécessité de régler cette question au plus vite.
Camille avait oublié la présence de spectateurs quand la fessée prit fin. Elle l’espérait depuis un bon moment. Ses fesses criaient grâce depuis un long moment.


Maïlis était de nouveau à l’écoute des bruits qui indiqueraient la présence de collègues venus voir les conséquences de sa punition. Contrairement à la première fois, elle n’eut pas à attendre longtemps pour entendre des voix dans son dos. Les visiteurs se faisaient également bien moins discrets. Elle ne pouvait pas prétendre que c’était un défilé pour passer aux toilettes, mais ce n’était pas non plus une coïncidence si elle entendit les voix d’autant de personnes qui avaient besoin, en aussi peu de temps, de faire usage des toilettes.
Personne n’osa parler à haute voix. Maïlis n’entendait que des conversations à voix basse dont elle ne reconnaissait pas les auteurs. Elle perdait le compte du nombre de personnes qui étaient venus la voir dans cette situation délicate. Ce n’était sans doute pas tout l’atelier, certains se contenteraient du récit qu’en feraient les autres, mais cela faisait suffisamment de témoins pour que leur récit ne puisse être contesté.
« Que faites-vous là ? N’avez-vous donc pas de travail à faire ? Faut-il que j’en envoie quelques-uns d’entre vous partager le sort de Maïlis ? S’il n’y a pas assez de coins, il est toujours possible de vous aligner le nez contre le mur. Ce sera après avoir reçu une bonne fessée, bien entendu ! »
Cette voix était facilement identifiable. C’était Madame Farette. Il y eut un ballet de portes qui se fermaient, de robinets qu’on fermait et de molles protestations de bonne foi. En une minute, les toilettes se vidèrent. La menace de la cheffe d’atelier semblait assez tangible pour ne pas prendre le risque d’en éprouver la réalité.
« Venez ici, Mademoiselle ! »
Maïlis ne s’y trompa pas. Cela ne pouvait être qu’à elle qu’on s’adressait. Elle se présenta devant sa cheffe d’atelier, la tête basse. Il n’y avait plus aucune trace de défi dans son attitude.
« Ramassez votre culotte souillée ! »
Le sous-vêtement gisait sur le sol, au milieu de la pièce. La tâche d’urine se voyait sans qu’il ait été besoin d’une attention prononcée. Maïlis se baissa. Que pouvait-elle bien faire de cette culotte mouillée ? La remettre ne lui disait rien, mais elle ne se voyait pas non plus rester les fesses nues tout le reste de la journée.
« Lavez-la donc. Je ne voudrais qu’elle soit définitivement tâchée. »
Madame Farette lavait l’essuie-mains qui lui avait servi à laver les fesses de Maïlis. Celle-ci se dirigea vers le lavabo voisin de celui qu’occupait sa cheffe. Elle savonna et frotta jusqu’à ce que celle-ci se déclarât satisfaite.
« Cela sera suffisant. Vous la passez au lave-linge chez vous pour fignoler le travail. Venez avec moi ! »
Madame Farette la poussa dans le dos, l’obligeant à marcher devant elle. Elles débouchèrent dans l’atelier où elle fut brièvement au centre de l’intérêt général. Sa cheffe retourna une chaise dont elle plaça le dossier à une dizaine de centimètre d’un radiateur.
« Etalez votre culotte ici ! »
La culotte et l’essuie-mains étaient maintenant à la vue de tous ses collègues. Impossible qu’ils n’en tirassent pas les bonnes conclusions.
« Vous resterez sans culotte tout le reste de la matinée. Je ne vais pas vous remettre celle-là dont la propreté est douteuse. »
Maïlis regarda autour d’elle. Il y avait un nombre conséquent d’oreilles qui avaient entendu cette déclaration.
« Vous irez en acheter une propre ce midi pendant votre pause déjeuner. Ne croyez pas vous en tirer aussi facilement après avoir fait pipi dans votre culotte. Je considère que la fessée que je vous ai donnée dans les toilettes, n’était qu’un hors-d’œuvre. Vous recevrez le plat de résistance ce midi ! »
Voilà ! C’était fait ! C’était dit suffisamment fort pour que les personnes qui étaient en proximité, entendent cette déclaration. Il n’y avait plus aucun secret. Tout le monde savait ce qui lui était arrivé.


Vous avez loupé le début de l'histoire ?

Pas de problème, voici comment tout cela a commencé : le chapitre 1
 ... et ce qui s'est passé juste avant : le chapitre 39
On peut tous les retrouver sur la page "mes récits"

Il y aura une suite, bien sûr !


Les commentaires...

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1 commentaire:

  1. Amis de la poésie et de la fessée à livre ouvert... Bonjour!

    Plutôt divertissant ce va et vient entre les fesses de Maïlis dans les toilettes,sans culotte à cause d'un fuite de tuyauterie urinaire, , et celles de Camille déculottée et fessée en librairie à cause de Fred Vargas et de sa production de polars.
    Et toujours ces descriptions détaillées qui décortiquent à tout va les technique de fessées de ces Dames. On en apprend des choses à chaque épisode.
    Dans celui ci , le quarantième... quand même, le lecteur bénéficie d'une étude comparée du positionnement de la main sur les fesses de Camille entre les fessées de madame Farette et celles de madame Daurent. Les techniques ont beau être différentes, le résultat est le même dans les deux cas: fesses rouges et cuisantes garanties en fin de parcours.
    S'en suit une démonstration de nettoyage des zones pubiennes après dégâts des eaux... ça se termine sans culotte, mise à sécher sur un radiateur, pour le coup, plus pratique que le chauffage au sol!

    Eh oui...C'est ça le métier et le savoir faire des vraies professionnelles de la déculottée! On dit merci qui ?
    Cordialement
    Ramina

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