samedi 14 septembre 2019

Madame Caroni - chapitre 11

Ludovic retrouvait les sensations qu’il avait enfouies loin dans un coin de sa tête, depuis trois mois qu’il n’était plus sous la coupe de sa sœur. Il aurait pu se croire à plat ventre, comme il en avait eu l’habitude sur les genoux de Lise. Le décor et le parfum qui imprégnait la robe sur laquelle il était allongé, étaient différents. A part cela, il ne sentait pas la différence, en particulier sur les effets que cela provoquait sur son postérieur.
Il avait cru que sa sœur était une fesseuse exceptionnelle. Elle arrivait à lui rendre les corrections insupportables en quelques dizaines de claques. Il devait bien se rendre à l’évidence : Madame Caroni lui disputait le titre de meilleure correctrice et il ne savait plus laquelle surpassait l’autre.
Une claque plus forte que les autres et qui était tombée à la jonction de ses fesses et du haut de ses cuisses lui fit oublier toutes ces préoccupations comparatives. C’était déjà bien assez difficile de supporter la fessée que lui donnait Madame Caroni. Il devait mobiliser toute son énergie pour absorber la cuisson que la main de sa nouvelle tutrice provoquait sur ses fesses.
Il avait pensé qu’il finirait la punition sans extérioriser trop les souffrances qu’elle provoquait chez lui. Retenir ses larmes et ses cris ne fut pas possible. Il commença par geindre, puis la cuisson de ses fesses augmentant, il se débattit ce que Madame Caroni n’apprécia pas.
« Ludovic, si tu n’es pas plus sage quand je te donne la fessée, je vais être obligée d’aller chercher la ceinture. Je ne sais pas si tu l’as déjà reçue, mais je peux t’assurer que cela n’a rien à voir avec ce que ma main peut provoquer. Elle te laissera des marques durables sur les fesses, je peux te le promettre ! »
La ceinture, Ludovic connaissait. Celle qu’utilisait sa sœur. Il ne tenait pas à faire connaissance avec celle de Madame Caroni. Les souvenirs des corrections mémorables que Lise lui avait données avec cet instrument remontèrent aussitôt et avec eux les habitudes de comportement que sa sœur lui avait inculqué avec force de fesses incandescentes. Il mit, inconsciemment, bien moins d’énergie à tenter de se dégager de la position dans laquelle l’avait mis Madame Caroni.

Il ne réalisa pleinement ce qui lui arrivait qu’une fois arrivé au coin. Il avait scrupuleusement suivi les consignes de Madame Caroni et la position qu’elle lui avait fait prendre laissait ses fesses nues exposées à qui entrait dans la pièce. Heureusement, il n’y avait que Madame Caroni. C’était mortifiant de devoir exposer ses fesses. Mais cela l’avait été encore plus quand il avait dû se déplacer, la culotte baissée pour se rendre dans l’angle de la pièce où il se trouvait depuis de longues minutes.
Quand il vivait chez sa sœur, il s’était déplacé souvent les fesses nues. Il lui exposait ainsi non seulement son postérieur, mais aussi son sexe nu. Cela ne le laissait pas indifférent, d’autant plus qu’en dehors des moments où elle l’avait déculotté pour le fesser, Lise était très pointilleuse sur les questions de nudité. Elle n’acceptait aucun relâchement dans ce domaine.
Aux environs de sa huitième année, sa pudeur naissante l’avait incité à résister quand Lise avait décidé de le déculotter pour le fesser. Mal lui en avait pris. Il se rappelait quelques mémorables corrections qui en avaient découlé et de longs moments passés au piquet, les mains sur la tête, le pantalon et la culotte sur ses mollets. Il en avait, à tort, déduit qu’il pouvait exhiber son intimité à n’importe quel moment en présence de sa sœur. A chaque fois qu’il s’y était essayé, cela s’était fini par une bonne fessée.
Lise lui avait fixé des limites strictes. Aucune nudité n’était permise sauf dans les lieux ou se déshabiller était la règle. Cela se limitait à trois espaces : sa chambre, la salle de bains et les toilettes. Toute autre exhibition de son intimité se traduirait par une fessée. À compter de ce jour, plus personne ne l’avait vu nu, sauf sa sœur qui considérait qu’elle devait avoir accès à tous les moments et espaces de la vie de Ludovic.
Elle surgissait à n’importe quel moment et quelle que soit la tenue dans laquelle était Ludovic, pour surveiller ce qu’il faisait et contrôler son hygiène intime. Plus d’une fois il avait dû se déshabiller en sa présence, comme si cela allait de soi. Elle n’hésitait jamais à inspecter les parties les plus intimes de son corps et les attouchements qui en résultaient ne lui avaient jamais semblé tendancieux. Elle tenait sérieusement son rôle de Maman de substitution.
Il se rappelait particulièrement quand, vers l’âge de quatorze ans, il était devenu négligent avec son hygiène. Plusieurs remontrances, accompagnées de quelques fessées, n’ayant pas suffi, Lise avait pris le parti de le déshabiller chaque matin et de lui donner une douche elle-même. Cela avait duré plusieurs semaines avant qu’il n’ait eu, de nouveau, le droit de reprendre la main sur sa toilette, ce qui s’était passé, au début sous une très stricte surveillance de sa sœur.
Bien sûr, les moments de fessée échappaient à cette règle. Lise ne prenait pas le temps de le ramener dans sa chambre pour le corriger. Cela se déroulait là où la nécessité de la correction s’imposait et bien souvent en présence de tierces personnes et en premier lieu de ses copains et quand il fut plus grand, de ses copines. Cette exception aux règles de nudité renforçait d’autant le sentiment d’être puni.
Ces habitudes familiales étaient restées en vigueur quand il avait grandi. Les fessées s’étaient espacées, mais elles n’avaient jamais cessé, pas plus que la surveillance stricte dont il était l’objet dans ses moments d’intimité. Il en avait régulièrement fourni les motifs à sa sœur soit par ses désobéissances, soit par ses négligences. Il avait fait une timide tentative pour y mettre fin quand il avait eu dix-huit ans, mais une correction mémorable en présence de sa petite amie du moment et une soirée entière passée au coin en lieu et place de la sortie prévue, l’avaient dissuadé de recommencer.
Il ne se soumettait pas de gaieté de cœur à ce contrôle sur tous les moments de sa vie, mais il lui semblait que Lise avait autorité pour ce faire. Il ne lui était plus venu à l’esprit de le contester jusqu’à ce qu’il ait eu trente-six ans et qu’il ait dû déménager pour prendre le travail que l’amie de Lise lui avait trouvé.
Au début, cette liberté toute nouvelle l’avait enthousiasmé. Il avait profité, sans se donner de limite, de ses nouveaux espaces d’indépendance. Les retours de bâtons n’avaient pas tardé. Il avait de grandes difficulté à faire les efforts nécessaires et les retards au travail avaient commencé à s’accumuler et les résolutions fermes à passer son diplôme de programmateur s’étaient effritées. Il priait pour qu’il ne vienne pas à l’esprit de sa sœur de faire le voyage pour venir se livrer à une inspection de l’état de son appartement et, certains jours, de son hygiène corporelle. Elle y trouverait certainement à redire. Rien qu’à cette pensée, il sentait ses fesses s’échauffer.
Les informations qui étaient remontées à sa sœur avaient constitué les premières alertes. La banalisation de la fessée à La Villeneuve sur Horto avait fait le reste. Il n’avait pas été étonné quand Lise avait exigé qu’il trouve une tutrice. Sa maladroite tentative pour la tromper avait été déjouée sans délai. Il se retrouvait maintenant dans la même situation que celle qu’il avait quittée trois mois plus tôt. Il n’aurait pas de mal à voir en Madame Caroni une personne représentant une autorité incontestable. Si physiquement elle était assez différente de sa sœur, ses façons de faire ressemblaient à s’y méprendre à celles qu’il connaissait depuis qu’il était enfant.
Cela donnait certainement, à sa voisine, le droit de le contempler à moitié nu, bien qu’il trouvât cela bien plus dérangeant que quand il s’agissait de sa sœur. Il avait pu constater qu’elle ne semblait pas plus s’en formaliser que ne le faisait Lise. Il devrait en prendre l’habitude.

« Va te remettre dans ton coin ! Je préfère vous avoir tous les deux, sous la main, au même endroit. C’est plus pratique à surveiller. »
Ludovic se tendit. Il entendit les pas d’une personne qui venait se placer dans un autre angle de la pièce. Madame Caroni n’était pas seule dans l’appartement. Dans sa confusion, il avait oublié Béatrice. Tout en se dirigeant vers le coin où elle se tenait, elle avait largement eu le temps de le contempler et surtout de voir ses fesses nues. Qu’elle soit soumise aux mêmes règles que lui, n’était qu’une piètre consolation.
Puis, la durée de la pénitence s’allongeant, il oublia Béatrice. Il ne pouvait bien évidemment la voir et elle était totalement silencieuse. Il en était de même dans l’autre sens. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle perçoive plus de chose de sa présence à lui. Il pouvait l’oublier et réciproquement. C’était plus acceptable. Finalement, partager une mise au coin dans la même pièce lui sembla admissible.
« Comme si j’avais le choix, se dit-il ! »
L’attente se prolongeait. Il entendait Madame Caroni entrer de temps en temps dans la pièce, y rester quelques instants, puis en ressortir. Parfois il l’entendait bouger quelque objet dans l’une des pièces d’à côté. Cela faisait peu d’information et le temps s’étirait. La porte d’entrée de l’appartement qui s’ouvrait rompit cette monotonie.
« Bonjour Maman, c’est moi !
– Lorena ! Je t’attendais !
– Mais qui est-ce, dit-elle en entrant dans le séjour ? »
Heureusement que ce n’était pas la première fois que Ludovic se trouvait au coin dans une pièce alors qu’une personne qu’il ne connaissait pas y entrait. Ce fut le poids de l’habitude qui fut le plus fort. Seuls ses doigts bougèrent, se dépliant puis se repliant. Il serra ses deux poings. Le reste de son corps ne bougea pas. Il inspira à fond pour contrôler les battements de son cœur qui résonnaient dans sa poitrine.
« Ah, tu viens de faire connaissance avec Ludovic. C’est un de mes pupilles depuis cet après-midi. Mais il paraît que tu le connais.
– Comme cela, dit-elle avec un petit rire, je ne le remets pas. Il faudrait que je voie le recto.
– Il a dit qu’il t’avait croisé sur le palier hier soir quand tu ramenais Béatrice chez elle.
– Ça y est ! Je vois ! Mais que fait-il là ? »
Madame Caroni lui conta comment elle avait accepté de devenir la tutrice de Ludovic.
« Ecore un de plus ! Tu en es à combien ? Trois plus un, cela fait quatre ! Tu crois que tu vas y arriver ? Quand on voit le temps que cela te prend !
– Mais, ma chérie, je compte sur toi. J’espère bien que tu me donneras un coup de main. Tu n’as donné la fessée qu’à Béatrice, jusqu’à aujourd’hui, mais tu seras amenée, si cela ne te gêne pas, à fesser les autres également, y compris Ludovic.
– Ma chère Maman si c’est pour te faire plaisir…
– Oh non, protesta Ludovic. Pas elle !
– Mais où te crois-tu, gronda Madame Caroni ? »
Elle fondit sur Ludovic et en le prenant par le bras, elle lui fit faire demi-tour. Elle le courba sous son bras et aussitôt elle pesa sur son dos. Ludovic tomba à genoux. Madame Caroni le replaça en le plaquant contre son genou, puis en relevant sa chemise. Elle n’attendit pas une seconde de plus. la fessée résonna dans le séjour et Ludovic accusa le coup aussitôt. Le mouvement de Madame Caroni partait de l’épaule, le bras fléchi qu’elle étendait au moment de claquer les fesses. Cela donnait une vitesse considérable à sa main quand elle s’appliquait sur l’épiderme de Ludovic.
Ce fut une fessée assez courte. Madame Caroni n’eut pas besoin de plus d’une trentaine de claques sur chaque globe fessier pour que Ludovic demandât pardon et promis, entre deux cris, de ne plus recommencer.
« Retourne au coin ! Essaye d’en bouger une nouvelle fois ! »
La présence de Lorena n’avait plus d’importance. Quand Ludovic se releva, il exposa ses attributs sexuels à la jeune femme sans même noter sa présence. A ce moment-là, elle lui aurait ordonné de venir subir une fessée de sa main, il n’aurait rien trouvé à y redire.
Le coin lui apparut comme un refuge dans lequel il avait décidé de rester aussi longtemps que Madame Caroni le voudrait.

« Venez ici, tous les deux ! »
Béatrice se précipita pour répondre à l’ordre de sa tutrice. Ludovic se retourna lentement, incertain sur l’attitude à avoir. Madame Caroni était assise sur le canapé. Elle désignait du doigt le sol à ses pieds. Lorena était nonchalamment appuyée contre le chambranle de la porte.
« Dépêche-toi de venir ici ! »
Ne pas susciter la colère de Madame Caroni ! Ludovic se mit en marche. Il avait oublié son pantalon qui limitait l’ampleur de ses pas. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il devait se déplacer dans cette tenue. Il faillit perdre l’équilibre.
« Béatrice, arriveras-tu encore en retard au travail ?
– Non, Zia Margherita.
– Est-ce que tu le promets ?
– Oui Zia, je promets !
– Bon, je note. Si tu recommences, tu sais que je devrai te donner une fessée plus vigoureuse.
– Oui, Zia.
– Alors remonte ta culotte. Tu peux rentrer chez toi. »
Béatrice ne se le fit pas dire deux fois. Elle se reculotta sans s’inquiéter de savoir si on voyait ses fesses au passage.
« Merci Zia Margherita ! »
Madame Caroni sourit. Elle ouvrit les bras.
« Viens ici petite chipe ! »
Elle guida Béatrice entre ses jambes et lui indiqua de se mettre à genou. Puis elle la serra dans son giron tout en passant sa main dans son dos et sur ses fesses et sur ses cuisses. Le geste releva la jupe, exposant sa culotte.
« Allons, ma chérie, allons… »
Elle la berçait tout doucement et Béatrice s’était totalement abandonnée dans ses bras.
« Tu es un amour, ma grande. Tu vas voir, les fessées de Zia Margherita vont te faire beaucoup de bien. Je vais t’aider à devenir une grande fille bien sage et bien obéissante. »
Elle l’écarta de sa poitrine.
« Tu auras d’autres fessées, tu le sais n’est-ce pas ? »
Béatrice hocha la tête. C’était une évidence.
« Mais tu en as grand besoin.
– Oui, Zia.
– C’est bien. Allez, rentre chez toi ! »
Une dernière caresse sur les fesses et c’est joyeuse et rassurée sur son avenir que Béatrice quitta l’appartement de Madame Caroni qui l’accompagna des yeux jusqu’à ce qu’elle ait passé la porte. Son attention se reporta alors sur Ludovic qui attendait son tour.
« Ce n’est pas si simple pour toi. Tu as été puni pour les bêtises que tu m’as avouées. Cela aurait mérité que tu reçoives plus d’une fessée, mais je vais considérer que la correction que je t’ai donnée solde ces comptes-là. »
Ludovic baissa la tête. Il avait honte.
« Mais tu as essayé te tromper ta sœur et de faire de moi ta complice. Cela je ne peux le laisser passer. Cela va pourtant devoir attendre. Je dois te punir pour avoir essayé me contrecarrer quand j’avais décidé de te déculotter. Tu auras donc une autre fessée ce soir, pour le reste, nous verrons demain. Tu vas rentrer chez toi et tu vas prendre ton dîner. Dès que tu auras fini, tu iras te mettre au coin et tu m’attendras. Je viendrai te punir. Est-ce bien compris ?
– Oui, Madame.
– Tu vas faire comme Béatrice. Tu m’appelleras Zia ou Zia Margherita, comme tu préfères. Comme tu es mon pupille, maintenant, tu n’as plus de raison de m’appeler Madame. Tu fais partie de ma famille. Reculotte-toi et file. Lorena va t’accompagner afin de je récupère une clé de ton appartement. »
Ludovic se rhabilla et il disparut, suivi par Lorena.

Ludovic déposa l’assiette et le verre qu’il venait d’utiliser dans l’évier.
« Je ferai la vaisselle plus tard, se dit-il. »
Il porta les mains à ses fesses. Ce n’était plus une douleur aigue qu’il ressentait, mais un tiraillement sourd sur la peau, comme si sa culotte frottait là ou un érythème l’avait rougi.
« C’est à peu près cela qui s’est passé. Heureusement que c’est terminé. »
Son visage s’assombrit. Non, ce n’était pas terminé. Non seulement il y avait encore une fessée au programme de ce soir, mais en plus il devait l’attendre au coin. Ludovic soupira.
« Comment faire autrement sans risquer que sa sœur lui coupe les vivres ? Je dois y aller. Pas le choix ! »
Ludovic soupira. Il regarda les différents angles de la pièce. Il n’y en avait qu’un où il pouvait se mettre au coin. il alla s’y placer. Que faire de ses mains ? Il les plaça de chaque côté. Cela pouvait paraître trop détendu. Devant ? Non, le plus simple c’était de les mettre comme le lui avait indiqué Madame Caroni : croisées dans le dos.

Il lui sembla que cela fait un peu plus d’une éternité qu’il était là. Il n’avait entendu aucun bruit. Il était certain d’être seul. Il tourna doucement la tête. Rien. Puis plus franchement. Toujours rien. Il se retourna complètement.
« Quand va-t-elle venir ? Elle pourrait se dépêcher ! »
Il fit une grimace en se rendant compte de ce qu’il venait de demander. Il n’avait aucune hâte, bien entendu, que vienne Madame Caroni. Ce serait pour lui donner une fessée et ça… D’un autre côté, plus vite ce serait commencé, plus vite ce serait fini. De toute façon, il n’avait aucune raison de rester au coin. Il fit, du regard, le tour de la pièce, puis il regarda la porte par laquelle rentrerait Madame Caroni. Il avait le temps de l’entendre venir.
Il quitta le coin pour prendre place dans le fauteuil dans lequel il s’installait chaque soir pour jouer avec sa console de jeu. C’était son activité préférée quand il passait la soirée chez lui. Il y eut un bruit sur le palier. C’est en courant qu’il regagna sa place au coin. Il s’y immobilisa, les oreilles ouvertes.
« Que je suis bête, conclut-il au bout de quelques minutes face à l’angle du mur. Ce n’était rien. En tout cas, pas Madame Caroni ! »
Il revint sur son fauteuil. Il resta là, aux aguets. Les premières minutes, il était concentré, écoutant le plus petit frottement qui pourrait l’avertir de l’arrivée de sa tutrice. Le silence à l’extérieur de son appartement était parfait. Il se détendit un peu, puis totalement.
« J’ai le temps de réagir, décida-t-il. »
Il prit une revue et feuilleta quelques pages, mais rien de ce qu’il y lu ne l’intéressa.
« Où est ma console ? »
Il la chercha sans la trouver.
« Ah, dans ma chambre. »
Il fit deux pas vers sa chambre qui était au bout d couloir. Pas le bout du monde, sept ou huit pas tout au plus. il regarda la porte de l’appartement, le fond du couloir.
« Quoi, tu peux bien y aller, se dit-il. Tu en as pour trente secondes ! »
Ce défi lancé à lui-même suffit pour qu’il se décidât. Il s’engagea dans le couloir en pressant le pas. Avant d’entrer dans la chambre, il regarda la porte. Rien ne bougeait de ce côté-là.
« Ma console et je reviens ! »

Quand il émergea de la chambre il se pétrifia sur place.
« Oh non, pensa-t-il ! »
Trouver la console n’avait pas été aussi évident que cela. Il avait dû retourner plusieurs des tas de vêtements et de papier qui jonchaient le sol de sa chambre, avant de tomber sur la console qui se trouvait, il ne savait pas pourquoi, au milieu des chaussettes dans son armoire. Cela avait donc pris plus de temps qu’il l’avait imaginé.
Madame Caroni se tenait à l’autre bout du couloir, les bras croisés. Elle l’attendait.
« Te serais-tu égaré ? Tu as perdu le chemin qui mène au coin et tu le cherches ?
– Oui, euh non… je… je… je…je voulais juste…
– Tu ferais mieux de te taire avant de dire un mensonge. Je serais obligée de t’en punir. Tu ne crois pas que la correction que je vais te donner pour avoir désobéi, rajoutée à celle que tu devais déjà prendre suffisent pour ce soir ? En as-tu vraiment besoin d’une troisième ? »
La réponse que bredouilla Ludovic était incompréhensible.
« Apporte-moi plutôt ce que tu tiens dans ta main. »
Ludovic s’approcha et tendit la console. S’il se référait à ce que ferait sa sœur dans un cas semblable, la punition à laquelle il s’attendait serait mémorable.
« C’est donc cela que tu t’apprêtais à faire ! La console de jeu plutôt que le coin. Je comprends, c’est bien plus attractif. Le seul problème, c’est que cela constitue une désobéissance caractérisée. »
Madame Caroni avait commencé à déboucler la ceinture du pantalon tout en finissant sa phrase.
« Je confisque cette console pour… disons deux semaines. Tu viendras me la demander à ce moment-là et si tu as été sage, je te la rendrai… »
Le pantalon était arrivé en dessous des genoux de Ludovic.
« … mais pour l’instant nous allons nous occuper de cette désobéissance. »
La culotte était déjà à mi-cuisses.
« Je ne vois pas d’autre solution qu’une bonne fessée. Et toi ? »
Madame Caroni avait entouré la taille de Ludovic de son bras gauche et elle n’avait pas eu besoin de forcer pour qu’il se courbe, comme elle le souhaitait.
« Pas d’autre proposition ? Alors va pour une bonne fessée déculottée ! »
Elle mit son poids sur le dos de Ludovic qui, reproduisant la posture que Madame Caroni lui avait fait adopter en fin d’après-midi, se mit à genoux.
« Eh bien voilà ! Nous y sommes ! »
C’était la deuxième fois que Ludovic désobéissait alors qu’il se trouvait au coin. La première avait été une réaction incontrôlée. Cela méritait une fessée, mais relativement modérée. C’est ce qu’il avait eu. Cette fois-ci, la désobéissance était délibérée. Il lui fallait une correction magistrale.
La passivité avec laquelle il se soumettait à la fessée, contentait Madame Caroni. Son autorité était installée. Il y avait peu de risque qu’à l’avenir elle soit discutée. Elle pourrait maintenant commencer le travail, mais il fallait que Ludovic comprenne les risques qu’il prenait quand il désobéissait.
Ludovic se raidit quand la main de Madame Caroni tomba sur ses fesses. Le cri qu’il poussa était à la hauteur de l’impact qu’il venait de subir. Il ressentait une brûlure très localisée qui s’étendait doucement. Il n’eut pas le temps de savoir jusqu’à où elle diffuserait. Une deuxième claque reporta son attention sur l’autre côté. La fessée s’annonçait sévère.


Vous avez loupé le début de l'histoire ?

Pas de problème, voici comment tout cela a commencé : le chapitre 1
 ... et ce qui s'est passé juste avant : le chapitre 10
On peut tous les retrouver sur la page "mes récits"

Il y a une suite, bien sûr !


Les commentaires...

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2 commentaires:

  1. Bonjour,au force .
    L'éducation de Ludovic continue sous la férule d'une madame Caroni plus en forme et plus sévère que jamais, mais juste. Les fesses du jeune homme n'ont pas vraiment le temps de refroidir et sont amenées à comparer la qualité des fessées de sa tutrice avec celles de sa soeur! Madame Caroni semble l'emporter haut la main, C'est le cas de le dire!

    Le découpage du récit ressemble à ces feuilletons à épisodes publiés dans la presse à une certaine époque. La chute de chaque chapitre ménageait le suspense en annonçant une suite palpitante que le lecteur devait attendre avec impatience...
    ''La fessée s'annonçait sévère..." On frémit...Pas sûr que l'ami Ludovic attende la suite de sa fessée avec la même impatience!
    Cordialement
    Ramina

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    Réponses
    1. Ramina,
      Eh oui, "l'effet feuilleton" est recherché dans ce blog. Cela fait partie des principes qui lui ont donné naissance.
      Au plaisir de vous lire,
      JLG.

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