samedi 21 septembre 2019

Madame Caroni - chapitre 12

Madame Caroni s’appliquait. Elle veillait à ce que sa main arrive bien à plat sur les fesses de Ludovic et avec la plus grande vitesse dont elle était capable. Elle était satisfaite. La fessée faisait son effet. Ludovic apprenait.
Ses fesses commençaient à prendre une belle couleur rouge à laquelle sa main rajoutait une touche plus sombre à chaque fois qu’elle les claquait. Puis, cela se diffusait aux alentours avant que la main n’y revienne. La teinte de l’épiderme des fesses de Ludovic atteignait progressivement la nuance de rouge qu’elle cherchait. Le travail progressait rapidement.
Elle notait que les cris de Ludovic étaient maintenant renforcés par des sanglots qu’il ne pouvait retenir. C’était bien plus probant que les gémissements et les supplications à l’épargner du début. Par contre, Ludovic n’avait pas fait un geste pour protéger ses fesses. Sa sœur lui avait parfaitement appris comment se comporter pendant une fessée. Madame Caroni en bénéficiait. Elle ne manquerait pas d’en remercier Lise Delanoy la prochaine fois qu’elle l’aurait au téléphone.
Madame Caroni savait qu’aussi rigoureuse que soit la fessée à main nue qu’elle arriverait à administrer à Ludovic, il n’en resterait plus de traces une dizaine de minutes après, peut-être un léger picotement, mais pas plus. C’était très insuffisant au regard de la désobéissance volontaire de Ludovic. L’utilisation d’un instrument punitif s’imposait.
Tout en continuant la fessée, Madame Caroni réfléchissait.
« Je pourrais prendre la ceinture, bien sûr, mais je préférerai disposer ici d’un instrument spécifique que je pourrais utiliser dès que j’en aurais besoin. Que vais-je trouver ? »
Quand elle considéra qu’elle ne pouvait plus faire plus forte impression avec sa main nue, elle suspendit la fessée.
« Tu m’attends ici. »
Ludovic resta à genoux dans l’entrée de son appartement. Madame Caroni visita plusieurs pièces. Elle sortit du cagibi avec un long morceau de bois plat. Ludovic l’identifia tout de suite : du champ plat. C’était une baguette plate en bois que les ouvriers avaient laissé quand ils avaient rénové son appartement. Il en restait plusieurs morceaux, des chutes dont il ne s’était jamais débarrassé. Madame Caroni en avait choisi un qui devait faire une quarantaine de centimètres de long.
« Voilà qui sera parfait ! Tu le laisseras dans ce porte-parapluie. Je l’aurai ainsi sous la main quand j’en aurai besoin. »
Elle replaça Ludovic en position le buste calé le long de sa cuisse et elle releva la chemise qui était retombée sur les fesses de Ludovic.
« Je crois qu’avec ça, je pourrai te laisser quelques marques sur les fesses. »
Ludovic en fut persuadé dès que Madame Caroni reprit la fessée avec la baguette en bois. Le bruit qu’elle provoquait n’était pas impressionnant. Le claquement était sec et bien moins sonore qu’avec la main. L’effet sur les fesses était éloquent. Le cri de Ludovic démontrait clairement que la fessée avait changé de registre. Il résista à l’envie de couvrir ses fesses de sa main, avec la plus grande difficulté. La brûlure que provoquait la baguette était si vive que Ludovic pensait ne jamais pouvoir supporter sa prochaine application. Il se raidissait à chacune de ses applications.
Comme s’il avait eu besoin du soutien de Madame Caroni, il avait agrippé le mollet gauche de sa tutrice avec sa main droite et il plaquait étroitement sa joue contre sa hanche dont le tissu qui la recouvrait épongeait une bonne partie de ses larmes.
Madame Caroni n’en avait cure. Elle voulait amener Ludovic au-delà de son point de rupture, alors qu’il n’avait pas le choix de subir la fessée jusqu’au bout. Elle voulait qu’il n’ait plus jamais l’idée de lui désobéir volontairement. La fessée devait être suffisamment sévère pour que le message soit limpide.
Elle jugea que la fessée avait été suffisante quand Ludovic commença à avoir une respiration irrégulière, entrecoupée de longues apnées. Ses fesses étaient marquées de longues traces rouges de forme rectangulaires. Elles avaient dessiné un réseau orienté grosso-modo de haut en bas, sans que les marques soient vraiment parallèles.
Ludovic eut du mal à retrouver son équilibre quand Madame Caroni le laissa seul à genoux, sans sa jambe pour lui servir de tuteur. Il oscilla, faillit tomber et ne rétablit son aplomb qu’en posant une main par terre. Madame Caroni ne lui laissa pas vraiment le temps de récupérer. Elle le prit par l’oreille.
« Debout, et tu me suis ! »
Le pavillon de son oreille se tendit sous la traction de sa voisine. Il se dépêcha de la suivre. Se lever et se mettre en marche représenta un moment difficile, Il fallut passer en un rien de temps de la position à genoux à debout sur ses pieds, mais il n’y avait pas le choix. C’est Madame Caroni qui imprimait le rythme.
« Remets-toi à genoux ici ! »
Elle l’avait conduit au coin et elle désignait le sol dans l’angle du mur.
« Tu sais quoi faire de tes mains ! »
Prestement, Ludovic les croisa dans son dos et il remonta sa chemise qu’il maintint dans cette position.
« Si tu tiens à faire de nouveau connaissance avec ma baguette, il te suffit de ne plus être là quand je reviendrai. Il y aura encore de la place pour une bonne fessée ! »
Denis s’efforça à la plus complète immobilité.
« Une autre dose de la baguette de Madame Caroni ? Non merci, très peu pour moi ! »
Madame Caroni tourna un petit moment dans l’appartement. Ce qu’entendait Ludovic ne lui promettait pas des jours légers.
« Mais ce n’est pas vrai ! Regardez-moi l’état de cette cuisine ! … Mais il n’a jamais appris à ranger ? Il va falloir que ça change ! »
Madame Caroni trouvait à y redire à chaque fois qu’elle entrait dans une pièce. Elle mesurait le poids de la mission qu’elle avait acceptée.
« Bon, se dit-elle, nous verrons cela dès demain. La soirée d’aujourd’hui est déjà pas mal occupée et ce n’est pas fini ! »
Elle éteignit toutes les lumières.
« Tu ne bouges pas avant que je vienne t’y autoriser. N’oublie pas que nous avons encore une fessée en compte pour ce soir ! »
Et elle laissa Ludovic à genoux, au coin, dans le noir qui, heureusement, grâce à la lumière venant de l’extérieur, n’était pas absolu.

Ludovic avait perdu tout repère dans le temps. Il était incapable de dire s’il était là depuis cinq minutes ou si cela faisait déjà une demi-heure, peut-être plus, qu’il faisait reporter son poids sur ses genoux. Les premières minutes, cela avait été supportable. Puis petit à petit c’était devenu inconfortable. Il avait tenté de changer tout doucement de position, mais pour bouger un genou, il aurait fallu reporter la totalité de son poids sur l’autre. C’était impossible. Il ne s’y était essayé qu’une fois et il y avait renoncé aussitôt.
L’inconfort s’était transformé en une véritable souffrance et il n’y pouvait rien. Il priait pour que Madame Caroni revienne le délivrer de ce supplice, mais pour rien au monde il n’aurait bougé du coin où elle l’avait placé. Il y avait le risque d’une nouvelle fessée. Non, pas le risque, une certitude. Mais c’était plus que ça. Ludovic sentait que Madame Caroni avait pris le pas affectivement sur lui. Il voulait gagner son affection et l’obéissance en était la seule voie possible.
Il tint encore quelques minutes, puis, il voulut poser ses mains par terre pour soulager ses genoux afin de changer de position. Le mouvement qu’il fallait faire nécessitait de basculer son poids en arrière, ce qui laboura ses genoux. Il cria, indifférent à qui pourrait l’entendre. Une fois ses mains posées sur le sol, ce fut un véritable soulagement, bien que la raideur qui ankylosait ses genoux ne lui permettait que peu de mouvement.
Il n’avait pas prévu la douleur fulgurante qui transperça ses genoux quand il les reposa au sol, a priori mieux installés pour endurer la position à genoux. Y remettre son poids était impossible, portant il le fallait. Il se remit en place au plus vite quand il crut entendre un bruit sur le palier. Madame Caroni devait le trouver dans la position dans laquelle elle l’avait laissé.
Sa nouvelle position lui arracha des larmes. Il ne pensait pas qu’on puisse avoir si mal ou plutôt qu’on puisse avoir mal comme cela. Ce n’était pas le même type de douleur que celle que provoquait une fessée. Celle-ci était continument insupportable, elle s’accentuait à chaque fois qu’il bougeait ne serait-ce que de façon infime.
Il reprit la position dans laquelle Madame Caroni devait le trouver quand elle reviendrait. La douleur lui sciait les genoux. Il savait maintenant qu’il n’aurait pas dû bouger. S’il avait l’habitude de recevoir la fessée et de séjourner longuement au coin, sa sœur ne l’y avait jamais mis à genoux. Il ne savait donc pas comment s’y comporter. Ses cuisses tremblaient et il se mordait les lèvres pour ne pas crier.
Soudainement il s’immobilisa. Frénétiquement il rectifia sa position, vérifia que sa chemise était bien relevée au-dessus de ses reins. Il avait entendu le bruit d’un objet que l’on avait déplacé dans la cuisine.
« Cela ne peut être que Madame Caroni. Qui d’autre ? »
Toute son attention focalisée sur les éventuels bruits qu’il pouvait entendre, il avait oublié la douleur venant de ses genoux. Un bruit de pas ? Oui… non… si ! Un instant il en était sûr mais il eut beau tendre l’oreille, il n’y avait plus rien. Quoique ce frottement léger venant du couloir… non de l’entrée… Il n’était plus certain de rien.
Ludovic retomba dans la routine du coin. Subitement ses genoux se rappelèrent à son bon souvenir, mais cela n’avait rien d’agréable. Attendre sans bouger. C’était la meilleure solution. Une larme coula sur sa joue et roula jusqu’à son menton. Elle s’en détacha et s’écrasa au sol, entre ses genoux.

« Relève-toi, mon grand, et viens ici ! »
Ludovic sursauta, ce qui, quand on est à genoux, n’est pas une bonne idée. Le gémissement qui en découla, en était le témoin. Il n’avait pas entendu arriver Madame Caroni et pourtant elle était à deux pas de lui, pas plus. Elle actionna l’interrupteur et la lumière inonda la pièce. Ludovic cligna des yeux et ses pupilles mirent une bonne dizaine de secondes à s’adapter à la luminosité.
« Allons, gronda Madame Caroni, je n’ai pas que cela à faire ! »
Sans point d’appui, Ludovic était incapable de se lever. Il reporta lentement son poids en arrière, ce qui lui arracha une longue plainte. Quand il put poser une main par terre, le soulagement fut immédiat. Il fallait cependant encore quelques efforts pour pouvoir poser la deuxième. Ce ne fut pas fait sans quelques gémissements.
Ludovic se crut au bout de son supplice quand il y réussit. Pour poser un pied par terre, il faire faire jouer l’articulation de son genou. Ce ne fut possible quand le dépliant très lentement. Il dut faire une pause avant de se relever. Il sentait que ses jambes ne répondaient pas correctement et qu’elles n’assureraient pas son équilibre. Il dut prendre appui sur l’angle du meuble qui était à proximité pour retrouver la station debout… qui était encore instable.
« Je vois que ces vingt minutes passées à genou au coin t’ont fait le plus grand bien. A l’avenir, tu auras sans doute beaucoup moins envie de me désobéir volontairement.
Vingt minutes ? Cela n’avait duré que vingt minutes ! Certainement pas une heure, pas même une demi-heure ! Pourtant, que le temps lui avait paru long et que la posture avait été difficile à tenir ! Ludovic espérait que Madame Caroni n’y aurait pas recours trop souvent.
« Arrive ici, un peu plus vite que ça ! »
Ses genoux refusèrent d’obéir. Il fit pourtant un pas, puis un deuxième… heureusement qu’il n’y avait pas une distance considérable à parcourir. Son sexe flasque se balançait entre ses cuisses, mais cela lui était indifférent. C’était le cadet de ses soucis. Une boule grossissait dans son estomac. Il marchait vers le lieu de sa prochaine et imminente correction.
Madame Caroni avait récupéré sa baguette plate en bois qui était posée sur la table basse, à proximité du canapé. Elle n’avait qu’à étendre la main pour l’attraper. Il n’y avait donc aucune raison qu’elle ne s’en servît point. En remarquant l’instrument, Ludovic avait pâli. Madame Caroni avait suivi son regard.
« Oui, c’est bien cela. Je vais me servir de la baguette. T’opposer à un déculottage est une bêtise très grave. Elle doit être sévèrement sanctionnée afin que tu ne recommences pas cette erreur. Je vais me débrouiller pour que tu te souviennes de cette fessée. Tu verras, cela t’ôtera l’envie de recommencer. »
Madame Caroni prit la main de Ludovic et elle le conduisit sur son côté gauche, puis elle l’obligea à se courber au-dessus de ses genoux, pour finalement y tomber à plat ventre. Prenant son temps, Madame Caroni replaça Ludovic afin qu’il soit mieux positionné pour recevoir la fessée. Ludovic ne pouvait suivre ses gestes, mais il la vit prendre la baguette de bois.
Ses fesses avaient eu le temps de récupérer un peu depuis la dernière fessée, mais pas suffisamment pour subir la grêle de coups de baguette que Madame Caroni lui administra. Il en eut le souffle coupé et il peina, toute la durée de la fessée, à retrouver un souffle normal. Il haletait, il toussait… autant que le lui permettaient ses cris et ses pleurs qui avaient commencé dès le début de la correction.
Madame Caroni appliquait la baguette en travers des fesses. Elle commença par le haut. Elle y resta jusqu’à ce que les cris de Ludovic devinrent désespérés. Elle descendit ensuite lentement, centimètre par centimètre jusqu’au milieu des cuisses. Elle n’abandonna jamais une partie de l’épiderme avant qu’elle ne soit striée de rouge soutenu.
Ludovic tentait, avec grande difficulté de maîtriser ses mouvements. Ses jambes se démenaient, mais il ne se permettait pas d’aller au-delà. La main de Madame Caroni pesait dans son dos mais c’était pour éviter qu’il ne glisse. Elle n’avait aucun mal à le maintenir en place.
Ludovic n’en pouvait plus mais Madame Caroni ne montrait aucune intention de mettre fin à la correction. Il avait maintenant compris que sa tutrice saurait lui infliger des fessées des plus rigoureuses quand elle le souhaiterait. Il n’était plus question de désobéir aussi ouvertement.

La fessée était terminée depuis un petit moment. Madame Caroni avait reposé la baguette de bois. Elle avait gardé Ludovic à plat ventre sur ses genoux, attendant qu’il se calme. Les gestes désordonnés avaient disparu dès que Ludovic s’était aperçu que la cuisson de ses fesses n’était plus alimentée par Madame Caroni.
« Chut, mon grand garçon, chut ! Cette fessée va te faire beaucoup de bien. Elle va t’apprendre qu’il est préférable de m’obéir sans discuter. Chut, ça va aller. Zia Margherita va s’occuper de tout. »
Elle passa doucement la main sur les fesses de Ludovic. La chaleur qui en irradiait était impressionnante, mais il fallait bien cela pour que Ludovic comprenne. Elle ne l’avait sous sa responsabilité que depuis quelques heures et elle estimait avoir fait un excellent travail. Elle aurait parié que Ludovic serait maintenant bien plus attentif à ses ordres et qu’il préfèrerait recevoir une sérieuse correction plutôt que de risquer une nouvelle correction comme ce soir.
Elle attendit que ses sanglots les plus violents se soient apaisés. Elle avait besoin de toute l’attention de son nouveau pupille.
« Que voilà une bonne chose de faite, n’est-ce pas ? »
Le grognement de Ludovic pouvait passer pour une approbation.
« Ta sœur et moi sommes d’accord. Nous avons décidé que tu as besoin d’être surveillé. Ta sœur a été informée de tes retards au travail et elle a pu constater que tu ne fais pas beaucoup d’effort pour tes cours par correspondance. Elle avait des doutes sur ta capacité à te prendre en charge et quand je vois l’état de ton appartement, je vois bien que ses pires craintes se sont réalisées. »
Ludovic, bien qu’en position défavorable, voulut prendre la parole.
« Mais ce n’est que… »
Deux sévères claques sur les fesses l’arrêtèrent.
« T’ai donné l’autorisation de parler ? Qui plus est en me coupant la parole ? »
La main de Madame Caroni claqua les fesses de Ludovic une bonne dizaine de fois.
« Aïe ! Aïe ! Aie ! Pardon, pardon ! Je ne le ferai plus !
– J’espère bien que tu ne le feras plus. La prochaine fois, c’est une vraie fessée. »
Elle conclut par quelques claques bien senties. Ludovic trouvait que pour une fessée factice, elle avait facilement réveillé la brûlure sur ses fesses.
« Ta sœur ne t’a-t-elle pas appris à ne pas interrompre les grandes personnes quand elles parlent ?
– Si Madame ! Pardon Madame !
– Madame ? Non, non, il n’est pas question que tu m’appelles comme cela. Étant donné que je vais devoir m’immiscer dans ton intimité, je veux que tu te considères comme faisant partie de ma famille. Je suis quelque chose comme une tante. Une tante sévère, mais une tante tout de même. Tu m’appelleras Zia Margherita. »
Ludovic trouvait qu’avec moins de dix ans de plus que lui, elle était un peu jeune pour être une tante, surtout si elle était chargée de le corriger, mais il garda ses réflexions pour lui. Ce n’était pas le moment et il n’était pas certain qu’il y aurait un bon moment pour exprimer ses doutes.
« Tu n’es pas le seul à m’appeler comme cela. Tu as déjà fait la connaissance de Béatrice, mais tu rencontreras sans doute bientôt Laure et Denis. Vous êtes mes quatre pupilles qui ont tous besoin d’une bonne fessée de temps en temps. Enfin, un peu plus souvent que de temps en temps. »
C’était gênant pour Ludovic de sentir la main de Madame Caroni qui tapotait doucement ses fesses entre deux caresses. Il avait compris qu’il n’y aurait jamais loin entre ces cajoleries sur son postérieur et la fessée. Il n’y avait jamais réellement pensé quand sa sœur procédait de la même façon. Il avait été habitué tout petit à ce qu’elle ait toute autorité sur ses fesses et il n’avait jamais vraiment essayé de la contester.
Bien qu’elle fît des gestes proches de ceux de sa sœur, Ludovic percevait une différence. La main qui se promenait sur ses fesses était étrangère, mais il devait se résigner à ce qu’elle ait désormais une emprise sur son intimité, comparable à celle de sa sœur.
« Je vais prendre soin de toi. De tout ce qui te concerne et tu vas m’obéir, comme un grand garçon bien sage. Tu as dû comprendre qu’il y avait beaucoup de choses à changer dans la façon dont tu te comportes. Cela se traduira probablement par de nombreuses fessées. Dis-toi bien qu’elles seront nécessaires. »
Il n’arrivait plus à savoir ce qu’il pensait vraiment du programme que lui annonçait sa voisine. D’un côté, Il était indigné de la perte de liberté que cela supposait, mais de l’autre, il sentait se reformer autour de lui un cocon de sécurité semblable à celui qu’avait tissé sa sœur. Il savait, de toute façon que son avis n’était pas attendu. Madame Caroni avait déjà décidé de la façon dont elle s’y prendrait.
« Nous allons avoir une foule de détails à régler. A commencer par ton hygiène. As-tu pris une douche ce matin ? »
Ludovic eut la tentation de mentir, mais il se ravisa juste à temps.
« Non Madame, je n’ai pas eu… »
Un cri ponctua la claque sur les fesses.
« Comment t’ai-je dit de m’appeler ?
– Non Zia Margherita, je n’ai pas eu le temps.
– C’est bien ce qui me semblait ! »
Madame Caroni passa un doigt dans le pli de l’aine du garçon qu’elle avait sur les genoux, touchant son testicule u passage.
« Ce n’est pas trop propre ici »
Puis elle écarta le lobe de son oreille.
« Et là non plus ! »
Il n’y avait aucun doute sur la légitimité de Madame Caroni à toucher toutes les parties de son corps, y compris les plus intimes. Elle avait décidé que son hygiène corporelle ferait partie de son périmètre de surveillance, il n’avait plus rien à en dire.
« Je vais te donner une douche. Nous allons repartir du bon pied dès ce soir. »
Donner une douche ? Ce n’était probablement pas ce que Madame Caroni voulait dire. Cela faisait plus de vingt-cinq ans qu’il prenait seul sa douche. La dernière fois, que sa sœur lui avait fait sa toilette, il devait avoir douze ans, pas plus. C’était quand il avait été négligent sur ce point. L’analogie entre les deux situations lui sauta aux yeux. Il avait recommencé, comme quand il était encore un petit garçon. Madame Caroni réagissait comme sa sœur avait réagi à l’époque.
« Enlevons ce pantalon et cette culotte, et direction la salle de bains ! »
Ludovic sentit que Madame Caroni faisait glisser son pantalon auquel elle faisait passer l’obstacle de ses pieds.


Vous avez loupé le début de l'histoire ?


Pas de problème, voici comment tout cela a commencé : le chapitre 1
 ... et ce qui s'est passé juste avant : le chapitre 11
On peut tous les retrouver sur la page "mes récits"

Il y a une suite, bien sûr !

C'est le chapitre 13

Les commentaires...

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3 commentaires:

  1. Bonjour,
    Et bien , c'est le cas de le dire, La terrible madame Caroni mène notre ami Ludovic à la baguette et lui apprend très vite de quel bois elle lui chauffe les fesses. Voilà deux magnifiques fessées dont il va se souvenir... Elle a une façon de lui "travailler" le derrière qui ne donne pas envie de séjourner sur ses genoux!
    Description précise et bien écrite de l'attitude et des réactions du puni pendant son séjour au coin sur les genoux. A la lecture de son ressenti, on a presque mal avec lui.
    "Dura lex sed lex" surtout quand c'est la loi de la fessée!
    Cordialement
    Ramina

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  2. Ramina,
    Ludovic avait bien besoin d'une personne prenant la responsabilité de le recadrer, alors qu'il en avait grandement besoin. Mme Caroni prend la suite de sa sœur, pour le plus grand bien de ce grand garçon très immature.
    Au plaisir de vous lire,
    JLG.

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