vendredi 15 février 2019

Recette pour une bonne fessée : punir à bon escient

Punir un adulte n’est pas un acte anodin. Une tutrice avisée en viendra à cette extrémité quand il s’agira de créer, dans l’esprit de son pupille qu’il soit de sexe masculin ou féminin, une relation durable entre un acte commis et les désagréments qui doivent en résulter pour celui qui s’est permis un écart répréhensible.

Accepter les normes sociales, fruit de l’éducation

Pour un adulte, commettre un écart délictueux est la résultante soit d’une insouciance aux conséquences de ses actes, soit de la volonté, plus ou moins consciente, de transgresser les règles qui s’imposent à lui. Dans les deux cas, c’est refuser les contraintes sociales et les obligations découlant du statut d’adulte qui comporte des privilèges (décider par soi-même de son avenir, être un citoyen à l’égal des autres…) mais aussi des obligations (prendre en compte les autres dans ses actes et ses comportements, respecter les normes sociales de son groupe d’appartenance…).
La plupart des adultes acceptent ces règles, souvent sans même y penser parce qu’elles sont intégrées dans ce qui constitue les fondements de leur personnalité. C’est le fruit de l’éducation, des situations qu’ils ont rencontrées dans leur enfance et leur adolescence. Elles leur ont permis de tester les conséquences qu’il y avait à enfreindre les règles, mais aussi les satisfactions à s’y conformer. Chacun a ainsi pu déterminer les marges de liberté qu’il pouvait se permettre sans que cela nuise à son intégration sociale.

Du rôle des référents

La présence d’un ou de plusieurs adultes référents aux statuts divers (parent, enseignant, voisin…) qui sont garants du respect de ses règles, est fondamentale. Il leur revient de définir le cadre à ne pas dépasser, à en expliquer la pertinence et l’intérêt, à prévenir les possibles dépassements, à sécuriser, à encourager, à valoriser les réussites… et à punir les écarts quand ils vont au-delà des limites permises.
Ces référents ont un rôle essentiel. Ils doivent constituer un point d’appui immuable dans lequel la confiance de la personne qui est en phase de construction de ses repères, est totale. Le pupille doit être persuadé que, quelles que soient les circonstances, il peut compter la constance de cette personne et sur sa rigueur à faire appliquer le cadre social.

Le plaisir de la transgression… et ses désagréments

Il n’est pas de situation qui n’ait que des avantages et pas d’inconvénients. Comprendre cela et en accepter la frustration qui en découle, c’est cela devenir adulte. Bien évidemment, cela offre de nombreuses satisfactions, toutes celles qui proviennent de la jouissance de ses droits dans une société qui assure sa sécurité et sa subsistance.
Refuser les désavantages, c’est se situer dans un cadre de toute puissance où son plaisir personnel n’a pas de limite. Nous sortons alors du cadre démocratique. Etre responsable, c’est savoir se déterminer à soi-même ses propres limites. Cela s’appelle l’autonomie.
Le rôle de la punition, c’est de rappeler les désagréments qu’il y a à dépasser le cadre. Le fonctionnement social s’en charge dans bien des cas (mise à l’écart, conséquences pécuniaires ou pénales…). Mais parfois ces avertissements sont inefficaces et l’autorégulation ne suffit plus. Il revient alors à la personne référente de prendre le relais et d’imposer les désagréments que provoque une punition.

Tout n’est pas joué à dix-huit ans

Devenir adulte, donc autonome, c’est arriver au moment où la personne n’a plus besoin d’un référent extérieur pour accepter les limites sociales et les comportements qui en découlent. C’est un long processus d’essais et d’erreurs qui, en principe, en est aux phases finales à l’entrée dans l’âge adulte. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.

Beaucoup plus d’adultes qu’il ne peut y paraître dans un premier temps, sont loin d’être arrivés au bout du processus. Se retrouver seul pour réguler son comportement relève alors de la mission impossible et est souvent source de souffrance alors que la personne en question n’a aucun moyen pour assumer cette situation. Elle a alors besoin d’être soutenue par une personne référente dans leur entourage proche. C’est le rôle de la tutrice.
Ces adultes qui n’ont pas encore acquis l’autonomie peuvent avoir besoin de ce soutien pendant des durées très variables. Il peut s’agir d’aider, ponctuellement, à franchir un moment difficile de la vie. Certains ne pourront jamais s’en passer et ils devront avoir, toute leur vie durant, une personne attentive à côté d’eux, acceptant d’assurer cette fonction tutorale.

L’indispensable punition

Une tutrice doit user d’un ensemble de méthodes qui doivent permettre au pupille de comprendre aisément là où il en est dans le respect des règles. Ainsi, l’encourager, valoriser ses réussites, récompenser ses efforts… feront partie de l’arsenal indispensable. La punition également.
Etre adulte n’en dispense pas. Au contraire. Si son autonomie n’est pas acquise, la compréhension des conséquences des situations dans lesquelles il se place, l’est. Il sait que, s’il commet un écart, il doit en assumer les conséquences. Il en a besoin. Il ne serait donc pas pertinent de l’en priver. La punition est donc indispensable.

Inconsciemment elle est, la plupart du temps, souhaitée par le pupille et elle doit être acceptée comme une juste sanction. Bien sûr, et c’est normal, il tentera de s’y soustraire. La fermeté la plus grande s’impose alors. Elle doit permettre de créer un souvenir durable, associant l’acte commis aux conséquences désagréables que provoque la punition.

Ramener au niveau réel de responsabilité

Punir, c’est contraindre le pupille à vivre une situation au cours de laquelle il va devoir accepter les inconvénients de ses actes. La réparation du préjudice commis en est un passage obligé. Le puni va devoir réparer ce qu’il a cassé, présenter ses excuses à la personne envers qui il a été impoli ou insolent, compenser par son travail les dommages qu’ont engendré ses actes… La tutrice devra y être particulièrement attentive.
Cela serait insuffisant, pour un adulte, si la punition ne le ramenait pas au niveau réel de responsabilité qu’il est capable d’assumer. Il faut lui signifier clairement son manque d’autonomie, donc lui montrer qu’il ne peut pas être considéré comme une grande personne. Les punitions à connotations enfantines sont donc les bienvenues et particulièrement adaptées à ces circonstances.

La fessée, notamment quand elle est déculottée, une longue mise en pénitence au coin ou le long d’un mur, sont alors parmi les punitions les plus efficaces. Si cela se déroule dans le cadre habituel de la vie familiale, y compris devant des témoins, c’est encore mieux s’il s’agit de faire preuve de sévérité.

Il serait également dommage de négliger des punitions complémentaires qui vont renforcer ce sentiment de s’être comporté de façon irresponsable pour son âge et d’en être puni en contrecoup. Il peut être surprenant de juger des effets à long terme d’avoir obligé le pupille à copier des lignes ou de l’avoir privé de sortie pour une longue durée ou de lui imposer une mise au lit de bonne heure.

Il est fort probable que le pupille, ainsi puni, conservera le souvenir du moment où sa tutrice lui a dénié son statut d’adulte, l’a contraint à faire fi de sa pudeur considérée, à ce moment, comme négligeable et lui a imposé une punition douloureuse et humiliante. Cela a des propriétés dissuasives pour prévenir une future récidive, incitant le pupille à s’autoréguler plutôt que d’être une nouvelle fois déculotté, fessé et mis en pénitence.


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2 commentaires:

  1. Bonjour,

    Le texte analyse avec justesse le déroulement d'une punition. Le titre est adéquat.
    Une punition doit être proportionnelle à la gravité de la faute ou du manquement dans le comportement de la personne, de même que son âge.
    On ne fait pas la même remontrance à un gamin qu'on ne le ferait à un jeune adulte ou plus âgé.
    Trop de punitions tue la punition. Punir à tort et à travers aboutit à une absurdité où l'on perd le sens de la mesure.
    Personnellement, j'ai reçu, comme ma sœur aînée et mon frère cadet une éducation basée sur le respect des gens et des choses, l'obéissance et le goût du travail. L'autorité parentale était à 90 % exercée par ma maman, en raison du travail de mon père.
    Elle savait doser sa colère selon la situation.
    Dotée d'un fort caractère, elle aimait bien être obéie et sa patience était parfois limitée.
    Pour moi, le benjamin, la situation était particulière en raison de ma physionomie mais il m'arrivait parfois de me faire "gentiment recadrer". La voix et le regard maternels suffisaient à me faire
    obéir. Dans mon cas, c'était surtout l'angoisse qui justifiait la colère de ma maman.
    Dans mes saynètes, mon personnage Gérome est en quelque sorte mon alter-ego côté "négatif". Rires. Une revanche, me direz-vous ?
    Qui pourrait le savoir...
    Bon WE. Peter Pan.

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    Réponses
    1. Peter Pan,
      Merci pour ce commentaire. Autant les récits sont fantasmés et peuvent prendre des libertés par rapport à la réalité, autant je cherche, en écrivant les recettes, à rester au plus près de la vraisemblance.
      Une recette à appliquer avec modération, mais fermeté.
      Au plaisir de vous lire,
      JLG.

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