samedi 17 décembre 2016

Louisa et moi - chapitre 7

J'ai beaucoup hésité avant de vous conter ce qui suit. Toutefois, je me sens suffisamment protégé par l'anonymat pour me risquer à revivre, en pensée et à coucher sur le papier les moments dont le seul souvenir me fait encore rougir de honte. Tout a commencé dans des circonstances assez habituelles.

J'obtenais assez facilement l'autorisation de sortir le soir quand Louisa jugeait que mon comportement avait été satisfaisant durant la semaine. Elle y mettait, évidemment, des conditions strictes que je devais respecter à la lettre : seules les sorties du week-end était autorisées ; l'heure de mon retour était programmée ; les lieux où je passais la soirée devait être annoncés à l'avance ; l'alcool, comme le tabac m'étaient interdits. J'avais réussi à faire croire à mes amis que toutes ces contraintes faisaient partie d'une hygiène de vie que m'imposais de mon propre chef.
Cela faisait plusieurs mois que je logeais chez Louisa quand j'obtins, la permission de me rendre à l'anniversaire d'un copain. J'avais eu une semaine chargée, et j'étais épuisé. C'est peut-être pour cela que la maîtrise de la situation m'échappa. Je résistais sans trop de difficulté aux premières propositions de consommer de l'alcool qui coulait à flot. Puis, devant l'insistance de plusieurs de mes condisciples, je pris un premier verre. Je n'avais plus consommé de boisson forte depuis longtemps. Celle-ci me prit au dépourvu, comme un coup de poing au plexus, me faisant perdre mon souffle. Puis une douce euphorie s'empara de moi. Me sentant sur une pente savonneuse, je refusais d'en prendre un deuxième verre. Par contre, je me mis à siroter de la bière, me sentant sur un terrain plus stable où je ne me risquais pas de m'effondrer trop vite. La première en appela une deuxième, puis une troisième, qui ne furent que le début d'une série assez longue dont je ne me rappelle pas exactement le terme.
Je faillis oublier l'heure. Je quittais rapidement mes amis et je partis en courant afin d'attraper le bus qui me reconduisit à proximité de chez moi. Il me laissa à quelques centaines de mètres de l'immeuble où j'habitais, alors que l'heure prévue pour mon retour était légèrement dépassée. Je parcourus la distance en courant et je grimpais les marches quatre à quatre le plus silencieusement possible. Je glissais la clef dans la serrure et je pénétrais dans l'appartement alors que la pendule du séjour marquait minuit passé de vingt minutes. Si Louisa se réveillait, j'étais bon pour la fessée.
Je cherchais à me faire le plus discret possible, ne tenant pas à réveiller le dragon qui dort. Je me glissais dans ma chambre sur la pointe des pieds et sans allumer la lumière, je me déshabillais et je me couchais.
La fatigue de la semaine associée à l'état de semi ivresse dans lequel je me trouvais, ne me laissèrent que le temps de me jeter sur mon lit. J'eus à peine le temps de me déshabiller et d'enfiler mon pyjama avant de tomber dans un brouillard cotonneux. J'avais une envie naissante de passer aux toilettes. Toutefois, le bruit que cela occasionnerait pourrait réveiller ma colocataire, m'exposant à la punition méritée pour mon retard. Il était préférable de rester dans ma chambre et de me coucher au plus vite. Puis je sombrais dans un sommeil de plomb sans avoir pris le temps de mes ablutions qui habituellement, selon les consignes de Louisa, précédaient mon coucher.

Ce ne fut pas une nuit reposante. Elle fut pleine de rêves qu'il serait plus avisé de qualifier de cauchemars. Je revivais mon dernier retour à l'appartement, mais le scénario n'était pas exactement conforme à celui qui s'était déroulé ce soir.
Le début de mon parcours ressemblait exactement à ce qui c'était passé dans la réalité. Au milieu de mon périple, il me semblait urgent de passer par les toilettes et c'est en faisant ce détour que, immanquablement, je heurtais un pot malencontreusement placé au milieu du passage. Le bruit qu'il faisait en se brisant ressemblait plus à un coup de tonnerre qu'au simple éclat d'un vase se brisant. Alors, la porte de la chambre de Louisa s'ouvrait et elle apparaissait vêtue de son pyjama, l'air furieux. Fort heureusement, le rêve s'arrêtait là, m'épargnant la fessée qui dans la vie réelle aurait suivi une telle situation.
Toutefois, comme souvent à la fin d'un cauchemar, je ne me réveillais pas. L'histoire reprenait alors à son début. Mon cauchemar recommençait alors que, encore à l'extérieur, je m'entourais de précautions pour éviter de réveiller Louisa. La deuxième fois, je commençais par retirer mes chaussures avant de tourner la clef dans la serrure. Lors de mon troisième essai onirique, je me déshabillais un peu plus sur le pallier. Je ne sais combien de fois j'ai revécu la scène, comme un film monté en boucle sans fin, pour en arriver à ôter tous mes vêtements avant de pénétrer dans l'appartement.
Je me souviens parfaitement d'avoir été persuadé que plus je serai prêt à me glisser rapidement dans mon lit, plus il serait probable que je puisse éviter de réveiller Louisa. Hélas, à chaque fois mon détour se révélait fatal et je butais contre le vase en porcelaine qui s'éparpillait sur le sol en tonnant comme le jugement dernier. Et Louisa faisait son apparition et l'histoire revenait à son début, et je me trouvais de nouveau à l'extérieur, prenant encore plus de précautions pour faire une entrée discrète. Cependant, à chaque fois, mon besoin de passer aux toilettes devenait plus pressant.
Mon cauchemar prit fin lorsque je résolus de me préparer à l'extérieur de l'appartement exactement comme je le faisais habituellement chaque soir. Miraculeusement, alors que j'étais encore sur le palier devant la porte, je trouvais un lavabo juste à ma droite. Ma brosse à dents m'y attendait à coté de tout mon nécessaire à toilette ce qui n'eut pas l'air de m'étonner. Une fois débarbouillé, la cuvette des WC fit son apparition, me permettant de soulager ma vessie qui commençait à se plaindre de la tension que je lui imposais. Ayant satisfait aux rites quotidiens qui précédaient mon coucher, je pus alors suivre le parcours qui menait depuis la porte d'entrée dans l'appartement tout droit jusqu'à l'abri de mon lit, sans encombre. Le mystérieux vase avait disparu. Louisa put continuer son sommeil paisiblement. Le reste de ma nuit fut calme.

Comme chaque matin, Louisa vint me signaler qu'il était l'heure de me lever pour prendre notre petit déjeuner en commun. Habituellement j'étais réveillé quelques minutes avant qu'elle ne pousse la porte de ma chambre. Ce matin là, mon heure tardive de coucher aidant, j'ouvris les yeux alors qu'elle posait sa main sur la poignée de la porte, sans doute alerté par un bruit inconsciemment perçu, de telle sorte qu'elle entra dans ma chambre juste au moment où je reprenais contact avec la réalité. L'anormalité de la situation nous sauta aux yeux conjointement. Il faudrait plutôt dire qu'elle nous sauta aux narines. Une odeur acide et aigre avait pris possession de toute la pièce. Je sentis alors l'humidité de mon entrejambe.
-       Mais, qu'est-ce que ça sent ?
La question était de pure forme car accompagnant ces quelques mots, elle avait rabattu les couvertures sur mes pieds mettant à jour la tache jaunâtre et malodorante qui s'étalait sur les draps et sur mon pyjama. Interdite, Louisa resta quelques instants sans voix.
-       Tu as fait pipi au lit, s'exclama-t-elle !
Tout s'enchaîna alors très vite. Louisa me prit par le bras et me tira hors du lit. Puis, me laissant peu de temps pour reprendre mon équilibre, je fus propulsé vers la salle de bain.
-       Enlève ton pantalon !
La voix de Louisa était blanche tellement elle faisait des efforts pour contenir sa colère. Elle m'ôta le haut de mon pyjama, puis elle me souleva en me prenant par la taille pour me déposer dans la baignoire. Ce matin là, elle jugea que l'eau froide était suffisante pour me doucher. Le cri que je poussais au contact du jet quoi me parut glacé, fut suivi d'une série de claques sur mes fesses.
-       Je te conseille de te taire ou alors la punition que tu vas recevoir tout à l'heure sera encore plus terrible.
Je me le tins pour dit. Je ne crois pas avoir, de toute ma vie, prit une douche en aussi peu de temps. Louisa me récura en un rien de temps, en insistant particulièrement sur mon entrejambe qui se trouva tout rouge du frottement du gant de toilette manié sans aucune douceur. Le séchage s'effectua à grand renfort de frottements de serviette colorant toute ma peau en rouge écrevisse.
La suite ne faisait pas de mystère. Louisa me coinça sous son bras et la fessée commença. Je sentais les efforts qu'elle faisait pour me châtier encore plus magistralement que d'habitude. Elle y mettait toute sa force, faisant claquer la paume ouverte de sa main sur mon fessier opportunément placé pour recevoir la correction. Je savais que je finirai par gesticuler, il était clair qu'elle obtiendrait des pleurs et des cris. Je ne tentais pas de me contenir et le son de la main de Louisa sur la peau nue de mes fesses n'avait pas retenti plus de dix fois que je me tortillais sous son coude, bramant ma souffrance et mon humiliation.
Curieusement, autant ce fut une fessée énergique et donc douloureuse, autant elle fut brève par rapport à ce que je m'attendais compte tenu de la faute qui l'avait justifiée. Sans me laisser le temps de me ressaisir, Louisa me reconduisit dans ma chambre sans me lâcher le bras qu'elle tenait fermement. Elle prit un tee-shirt de mon armoire et me le passa, puis elle m'ordonna :
-       Mets tes chaussons !
Je ne m'estimais pas en position de discuter, j'obéis donc en marquant ouvertement mon empressement. Notre étrange procession reprit son chemin, moi, devant, nu de la taille aux chaussons, elle, derrière moi, me poussant devant elle, sa main refermée sur mon bras. Il était évident que la punition reçue dans la salle de bain n'était qu'un hors d'œuvre, le plat de résistance allait m'être servi sans tarder. Le séjour était notre prochaine étape, guère éloignée, aussi nous arrivâmes à bon port bien plus vite que je l'aurais souhaité.

Me laissant seul un instant, Louisa fit un crochet en passant par la cuisine, lieu où les instruments destinés à aggraver la sévérité des corrections que j'avais méritées, avaient élu résidence. C'est avec la baguette à la main que Louisa revint me porter attention. Tout ce manège s'était déroulé dans un calme relatif. Je me taisais, reconnaissant ainsi implicitement que j'avais mérité la fessée qui était en préparation. Louisa ne disait pas un mot, preuve, pour moi, de sa détermination. L'intervention de la baguette me le confirmait. Cette solide mais souple badine de bois était ce que je craignais le plus. Elle laissait, pour plusieurs jours, des marques sombres et douloureuses qui zébraient mes fesses et que seule l'application d'une pommade réussissait à atténuer puis lentement à faire disparaître. Louisa n'en abusait pas. Elle la gardait pour les situations exceptionnelles afin de m'administrer, alors, les châtiments les plus sévères. A chaque fois qu'elle me soumettait à cette extrémité, je perdais le contrôle de mon corps qui paraissait agir de son propre chef. Il lui fallait une énergie peu commune pour me maintenir en position disciplinaire malgré les menaces de redoublement de la punition si je ne me tenais pas tranquille durant la fessée. Pourtant, je ne cherchais pas à m'échapper, mais mes mouvements étaient si désordonnés que je semblais alors un pantin désarticulé.
Elle reprit mon bras, m'entraîna derrière elle et dans le mouvement qui lui permit de s'asseoir sur le canapé, elle me coucha à plat ventre sur ses genoux. Une main de chaque coté de mes hanches, elle me souleva et m'installa plus commodément à son goût. En ce qui me concerne, je n'avais pas plus de prédilection pour cette nouvelle position que pour l'ancienne. Louisa ne me demanda pas mon avis.

Un sifflement interrompu par un bruit sec, un choc sur le sommet de mes fesses puis un cri annonçèrent que la fessée venait de débuter. L'onde de douleur ne se propageait pas sur l'instant. Il y avait un petit moment où elle restait concentrée là où la baguette avait laissé sa marque comme pour faire une pause avant de partir à l'assaut des territoires environnants. Puis, des envies de conquêtes la poussaient à s'élancer hors du lieu de son origine. Elle prenait alors possession de toute la surface de mes fesses sans coup férir, dispensant généreusement le feu qui embrasait mon séant. Hélas, sa conquête était vite compromise par son successeur qui avait également des velléités hégémoniques, bien vite supplantées par celles qui ne tardaient pas à venir.
Quand Louisa utilisait la baguette, je n'avais pas le temps de supplier afin d'obtenir le pardon ou de bénéficier de la clémence de ma correctrice comme je le faisais habituellement quand elle commençait en utilisant sa main ou un autre instrument. Bien que cela se soit révélé immanquablement vain, je ne pouvais m'empêcher de sacrifier à ce rite. La baguette m'en dispensait. Je perdis vite pied avec toute réalité. Baignant dans un océan de douleur, j'oubliais tout le reste pour me concentrer sur l'espoir que la fin de ma punition ne fusse plus éloignée. Même cette pensée m'échappait finalement pour ne laisser place qu'à la souffrance qui irradiait tout mon corps. Parfois une courte interruption permettait à Louisa de me replacer afin que son office soit plus aisé. Elle reprenait alors et ce bref répit ne me permettait pas d'émerger de l'état second dans lequel j'étais plongé.

La fouettée me fut d'abord administrée sur le sommet de mes fesses. Louisa cinglait une fesse, puis l'autre dans un rythme régulier. Lentement, elle s'écarta du centre de ce qui constituait sa cible élargissant la surface que la baguette visitait. Puis, elle revenait à ses premières amours pour s'en écarter de nouveau plus ou moins rapidement afin d'imprimer sa marque du haut au bas de mes fesses. Enfin, elle chercha la surface de peau encore indemne où la badine trouva de nouveaux terrain encore inexplorés.
A ce stade, mes réactions devinrent moins vives. Si je pleurais toujours aussi bruyamment, ma gesticulation se faisait moins désordonnée. Seule une légère crispation de mes muscles fessiers accompagnaient chacun de coups de baguette Une sorte de torpeur envahissait mon fessier que la baguette n'arrivait plus à réveiller totalement.
Une nouvelle voie s'imposait, ce furent mes cuisses qui se trouvèrent désignées. Le premier coup qui vint frapper le haut de mes cuisses m'arracha un hurlement qui dut être entendu par tout le voisinage. Ma main droite, libre de toute entrave, couvrit mes cuisses, ou plutôt tenta de le faire. Mon bras n'était pas assez long et ma main assez large pour offrir une protection suffisante. C'est à moitié sur le bout de mes doigts, à moitié sur le milieu de mes cuisses que Louisa appliqua la baguette. Je retirais ma main en poussant un cri étouffé par le manque de souffle.
-       Daniel, me dit-elle d'une voix furieuse, donne-moi ta main !
Je tendis mon bras le long de mon corps. Louisa agrippa mon poignet, puis posa ma main à plat sur mes fesses. J'entendis alors la baguette siffler de nouveau et c'est sur le dos de ma main qu'elle s'abattit. Une dizaine de fois, Louisa recommença. Mes plaintes recommencèrent encore plus vives suite à cette punition imprévue.
-       Maintenant, tu enlèves ta main ! Et si elle me gène une autre fois, je te l'immobilise dans le dos, mais alors, tu recevras une fessée avec la baguette chaque soir durant une semaine.
La menace était sérieuse tant j'étais certain que Louisa tiendrait sa promesse. Ma main droite reprit sa place à hauteur de mon visage, immobilisée par la gauche afin de ne plus risquer un mouvement instinctif aux conséquences redoutables. Un sifflement, un coup sur le milieu de mes cuisses, un cri, la fessée reprenait son cours.

Lorsque la baguette ne me fit plus danser aussi énergiquement, Louisa estima la punition suffisante. Elle me remit aussitôt sur mes pieds. Durant une seconde, je chancelais. Les muscles de mes jambes ne répondaient que lentement aux sollicitations, comme anesthésiés. La douleur n'était pas vive, plutôt sourde. C'était un sentiment de brûlure uniforme depuis le bas de mon dos jusqu'au milieu de mes cuisses. Dans un premier temps, elle eut tendance à s'étendre vers les espaces avoisinants.
Je n'osais pas, de mes mains, frotter la peau enflammée, sachant que cela aurait pour seul effet d'aviver la douleur. Je les tenais à quelques centimètres de ma peau. Je sanglotais bruyamment, donnant l'exact spectacle d'un petit enfant qui venait d'être fessé, ce qui, après tout, n'était pas très éloigné de la réalité. J'étais nu des reins aux chevilles, exposant sans pudeur apparente mes fesses, mes cuisses et mon sexe à la jeune fille qui tenait encore dans sa main l'instrument de ma punition. S'il n'y avait eu ma taille et ma pilosité pubienne révélant mon âge, il aurait pu s'agir du spectacle d'une grande sœur ou d'une baby-sitter qui venait de sévir à l'encontre d'un petit garçon puni pour avoir fait une grosse bêtise. Faire pipi au lit, n'en était-ce pas une ?

-       Va te mettre au coin !
L'ordre de Louisa ne nécessitait pas plus d'explication. Il n'était, d'ailleurs pas dans son intention d'en donner plus, sauf à l'accompagner de force claques sonores sur mes fesses. Il m'était devenu courant de devoir me tenir au coin pour finir ma punition. Je savais dorénavant comment il fallait me placer, debout, les bras croisés dans le dos, le nez soigneusement plaqué dans l'angle du mur occultant toute vue sur mon environnement. Vêtu de mon seul tee-shirt, je savais alors que la plus complète immobilité était la règle tant que je ne recevrai pas l'autorisation de quitter ma position.
Fort heureusement, il n'y avait personne d'autre que Louisa pour me contempler exposant, à qui passerait par là, mes fesses marquées par la badine. Autant j'aurais été mortifié qu'une autre personne me voie dans cette situation, autant la présence de Louisa me semblait naturelle. Certes, la honte et l'humiliation gagnaient au fur et à mesure que la station au coin se prolongeait, mais reconnaissant le bien fondé de la fessée que Louisa m'avait administrée, la seconde partie de ma punition me semblait aussi légitime que la première, bien que plus embarrassante. En effet, durant la fessée mon attention était concentrée sur la douleur qui montait crescendo, l'exposition qui la suivait me laissait le temps d'imaginer le spectacle impudique que je donnais. Lorsque cela se prolongeait, je perdais vite pied avec la réalité que je tentais de reconstituer en interprétant les quelques légers bruits que Louisa produisait en se déplaçant dans l'appartement.
Dans un premier temps, mon attention fut accaparée par les picotements qui petit à petit fourmillaient sous la peau de mes fesses dont les muscles sortaient de leur anesthésie. Rapidement, toute la surface de peau qui avait été corrigée par la baguette émergeait de sa torpeur pour laisser place à de véritables démangeaisons qui circulaient sous ma peau. Enfin, elles se transformèrent en quelques minutes en une brûlure aigue qui parcourait les sillons laissés par la fessée. Ne pas pouvoir soulager ma douleur était alors intenable. Ne serait-ce qu'en agitant mes jambes afin de fournir un dérivatif au sentiment d'impuissance qui s'emparait de moi ! Cela m'était formellement interdit. Souvent, mes larmes qui s'étaient un peu taries durant les premières minutes passées au coin, reprenaient alors de plus belle. Ce jour là, la cuisson qui embrasait mes fesses ne semblait pas vouloir perdre de son intensité. La baguette avait rempli son office.
Entre deux sanglots étouffés, j'entendis la porte de l'appartement se refermer. Le silence total qui suivit m'indiqua que Louisa s'était absentée. Il n'était, cependant, pas dans mon intention d'enfreindre les règles de comportement de l'enfant puni au coin. D'une part, prendre le risque d'être surpris par le retour de Louisa alors que j'avais pris des libertés coupables, me semblait déraisonnable et les conséquences évidentes, d'autre part, expier ma faute en me soumettant à la punition infligée par la jeune fille me paraissait la meilleure façon de me faire pardonner le comportement dont je reconnaissais la gravité. Je restais donc immobile au coin, laissant, à son aise, la brûlure parcourir mes fesses ravagées.

Il est difficile de dire combien de temps je patientais dans cette position. Ce fut long. Lorsque Louisa revint, l'immobilité forcée commençait à ankyloser les muscles de mes jambes. Je l'entendis se diriger vers ma chambre, sans doute pour réparer les dégâts que j'avais commis cette nuit. Circulant dans l'appartement, elle me laissa encore quelques minutes en pénitence.
-       Daniel, file dans ta chambre !
Louisa me suivit. Mon lit avait été refait, le linge souillé avait été changé. Une odeur tenace témoignait encore des événements de la nuit. Une grande serviette était étalée sur le lit. Louisa me la désigna du doigt.
-       Assied-toi là !
Je pris place sur le bord du lit, face à ma co-locataire dont le visage portait encore des signes visibles de contrariété.
-       Allonge-toi !
J'hésitais quelques secondes sur la position à adopter. De sa main, Louisa pesa sur mon épaule me couchant à plat dos sur la serviette. Mes jambes dépassaient du lit, rendant ainsi la position très inconfortable. Elle ne dura pas. Louisa se saisit de mes chevilles et remonta mes jambes au-dessus de mon bassin. Mes genoux étaient presque en contact avec mon visage, mes chevilles se rejoignant au dessus de mon front. D'une main elle me maintint dans cette position, tandis que de l'autre elle appliquait une crème sur toute la surface de peau qu'elle avait si soigneusement meurtrie quelques minutes auparavant. Elle massa longuement mes fesses et mes cuisses pour faire pénétrer la pommade. C'était une sensation paradoxale. Le contact de la main avec ma peau se révélait très douloureux. La lotion, par contre avait un effet apaisant. Par expérience, je savais que dans les jours à venir, Louisa aurait une attention minutieuse à l'évolution des marques qui zébraient mes fesses. Elle se chargerait elle même des soins nécessaires jusqu'à ce que non seulement les marques disparaissent, mais également jusqu'à ce que ma peau retrouve son élasticité.
La position qu'elle m'avait fait prendre était nouvelle. C'était celle d'un bébé dont il fallait nettoyer les fesses. Auparavant, quand Louisa me soignait les fesses, elle m'avait couché à plat ventre sur ses genoux, de sorte que je ne pouvais jeter aucun regard sur ce qu'elle faisait. Là, je pouvais contempler tout ce qui se passait. Cela me donnait le sentiment étrange d'être conjointement un spectateur regardant la scène se dérouler sous ses yeux et un personnage la vivant, d'autant plus que la sensation des mains de Louisa massant mes fesses était bien réelle.
-       Tu ne bouges pas !
Obtempérant, je restais les jambes en l'air pendant que Louisa s'absentait quelques instants. Elle revint avec un sac dont je ne compris pas tout de suite l'usage. Elle posa un objet blanc, un peu mou entre mes cuisses, couvrant mon pénis et mes fesses et qui me donna la sensation d'un tissu matelassé, assez épais. Elle le recouvrit d'une fine matière plastique dont je reconnus la substance au bruit qu'elle fit lors de son application. Louisa ajusta ces deux objets, entourant la totalité de mes fesses. Elle l'avait passé sous mes reins, un rabat retenait le tissu qu'elle avait placé entre mes cuisses et remontait sur le bas de mon ventre, deux autres enserraient ma taille et se croisaient sur mon ventre. Elle le fixa le tout à l'aide de boutons pression dont j'entendis le bruit caractéristique.
Son l'impulsion de Louisa, je me remis sur mes pieds, contemplant mon nouvel accoutrement. Elle m'avait mis une couche, recouverte d'une culotte en plastique. L'épaisseur de ce nouveau vêtement entre mes cuisses, m'empêchait de resserrer mes jambes comme je le faisais habituellement. A ses pieds, un sac de couches, presque entièrement plein.
-       Puisque tu fais pipi au lit comme un bébé, tu porteras des couches. Je t'interdis de toucher à la culotte plastique. Si tu veux aller aux toilettes, tu viendras m'en demander l'autorisation. Et à chaque fois que tu mouilleras ta couche, tu seras fessé !

Un mois durant, je dus me soumettre à ce traitement. Fort heureusement, Louisa ne me mettait des couches que pour dormir. Je pouvais passer la journée, habillé normalement. Dès que je rentrais à la maison, le même cérémonial se reproduisait. Expédié dans ma chambre, je devais me déculotter, puis attendre Louisa qui venait me mettre une couche et une culotte plastique. Je la conservais jusqu'au lendemain matin lorsque mon départ pour les cours me permettait de nouveau de revêtir une tenue plus en rapport avec mon âge. J'évitais de solliciter Louisa lorsqu'une envie d'uriner me prenait. Toutefois, quand je ne pouvais pas faire autrement, je venais lui demander d'aller faire pipi. Elle me conduisait alors aux toilettes, baissait ma culotte, m'ôtait ma couche et je devais m'exécuter sous son regard attentif. Elle réajustait alors ma culotte après avoir procédé aux soins nécessaires à ma miction, m'essuyant les fesses et le sexe comme elle l'aurait fait pour un petit garçon négligeant, après m'avoir coincé sous son coude.
Les premiers jours, je faisais le maximum pour ne pas me soumettre à ce traitement humiliant. Je faisais mon possible pour ne pas avoir besoin de visiter les toilettes entre le moment où je regagnais la maison et le lendemain matin. Je savais que la moindre goutte d'urine souillant ma culotte serait le prétexte justifié à un châtiment très sévère.
Les premiers jours, je ne fus donc accompagné sur les toilettes que lors de mon coucher. La culotte plastique et la couche baissées entre les jambes, je devais satisfaire au rite du pipi précédant ma mise au lit. Chaque soir, la présence muette de Louisa surveillant mon pipi quotidien m'empêchait de satisfaire aux exigences naturelles quelle que soit l'état de ma vessie. Excédée, au bout de plusieurs minutes d'attente, Louisa me reculottait pour la nuit, non sans m'avoir fait connaître son mécontentement par quelques claques bien senties sur mes fesses opportunément dénudées.
-       Il n'est pas question que tu ailles aux toilettes avant demain matin ! me prévenait-elle alors.
Bien souvent, je pus, juste à temps le matin, avant de prendre mon bus, me précipiter dans les vespasiennes installées sur la place proche de notre domicile pour soulager la pression de ma vessie.
Cette situation ne pouvait pas durer.
Je crois que c'était la quatrième ou la cinquième nuit depuis que je portais une couche lorsque je me réveillais en pleine nuit. Ma vessie était sur le point d'éclater. Je me levais ... et l'impasse dans laquelle j'étais m'apparut alors. Ayant refusé de me soulager lorsque Louisa m'y avait invité, je me pouvais ni aller seul aux toilettes, ni la réveiller afin qu'elle m'ôte la couche que je portais. Assis sur le bord de mon lit j'hésitais entre les différentes options, toutes aussi périlleuses. Ces instants de réflexion me furent fatals. Je sentis une première goutte, puis une deuxième mouiller ma couche. Cherchant à retenir le flot naissant, je provoquais le contraire. Ce fût alors un véritable torrent qui inonda mon entrejambe. J'avais fait pipi à la culotte, une punition m'attendait dès que Louisa en serait informée.
La couche imbibée d'urine tenait mes fesses dans une semi humidité légèrement chaude. C'était une sensation étonnamment confortable les premières minutes. Puis, ne resta que l'inconfort de porter une couche humide et souillée. Il me fallut, cependant, regagner mon lit, jugeant que de solliciter l'aide de Louisa en pleine nuit était une très mauvaise idée et qu'il fallait mieux attendre le matin afin qu'elle répare les dégâts que j'avais occasionnés, et m'administre la punition que je savais méritée et inévitable. Je réussis à me rendormir, mais mon sommeil fût entrecoupé de sursauts ponctuant les cauchemars où je me voyais expliquant à Louisa ma situation.
Lorsque Louisa, comme à son habitude vint me réveiller, il ne lui fallut que quelques secondes pour juger de la situation. Je l'attendais depuis plusieurs minutes, mon sommeil avait été agité, entrecoupé de cauchemars dans lesquels je me voyais soumis à une punition exemplaire.
-       Louisa, lui dis-je, j'ai fait pipi dans ma culotte
-       Tu as fait pipi dans ta couche ! bien, fit-elle calmement, tu sais ce que tu as mérité.
Je hochais la tête, acquiesçant à sa décision. Je la suivis dans la salle de bain où elle baissa mon pantalon de pyjama qui, grâce à la couche avait échappé à l'inondation. Elle défit ma culotte plastique qui fut mise dans le paquet de linge sale, Puis, elle fit glisser la couche entre mes jambes et elle la déposa dans la poubelle. Me nettoyer les fesses et les cuisses ne fut l'affaire que d'un instant. Je coopérais estimant qu'il ne serait pas adéquat de monter une quelconque mauvaise volonté. Savonné, rincé, séché, courbé sous le coude de Louisa, les fesses nues, je me trouvais alors dans une position propice pour recevoir la punition qu'elle et moi estimions appropriée.
De sa main nue, elle rougit mes fesses de claques sonores. En quelques dizaines de secondes, sur ma peau échauffée je commençais à ressentir une brûlure superficielle qui allait en s'aggravant. Les genoux entourés du pyjama et l'obligation de me tenir debout pour subir la suite de ma punition ne me laissaient que peu de possibilité de mouvement.
Au bout de quelques minutes, je dus suivre Louisa qui reculait afin de s'asseoir sur le bord de la baignoire. Elle me laissa choir sur ses genoux. Le thorax immobilisé sous son coude gauche, mon nez pendait au dessus du vide au milieu de la baignoire. J'étais maintenant allongé sur ses genoux, ma veste de pyjama remontée sur mes reins pour dégager le bas de mon dos. Mon pantalon de pyjama avait glissé sur mes chevilles suite aux contorsions que j'avais effectuées dès le début de ma punition.
Il y eu une pause de quelques secondes. Louisa étendit le bras pour attraper un objet. Je sus immédiatement ce qui m'attendait. Elle avait acheté, quelques jours auparavant, une brosse "pour se frotter le dos" avait-elle prétendu. Dès que j'avais vu l'objet, je lui avais trouvé une autre utilisation plus probable. En effet, c'était un objet en bois, avec un long manche d'une trentaine de centimètres. Son extrémité était ovale. Il ressemblait aux brosses traditionnellement utilisées par les mères, dans beaucoup de pays anglo-saxons, pour sévir sur les derrières de leur progéniture. Idéalement disposé dans la salle de bain, il éviterait à Louisa de se déplacer pour quérir un instrument nécessaire à aggraver mes punitions lorsque ce serait nécessaire.
Pour la première fois je fus puni à l'aide de la brosse dont l'extrémité ovale fut appliquée fermement sur mes fesses. Je ne sais pas si Louisa s'en servit souvent pour faciliter sa toilette, mais, par la suite, elle servit régulièrement quand j'ai été fessé dans la salle de bain.

Avoir fait pipi dans ma couche justifiait une fessée conséquente. Louisa s'en chargea. Durant plusieurs minutes, le dos ovale de la brosse frappa mon postérieur, enflammant mes fesses suffisamment pour que j'exprime bruyamment que la fessée que Louisa me donnait, produisait les effets qu'elle était censée produire. Très rapidement, Louisa eut sous son coude un jeune homme pleurant et gigotant clamant son repentir d'avoir mouillé sa couche.

1 commentaire:

  1. Bonjour,
    Cet épisode clôt (provisoirement ?) cette série qui pourrait avoir une suite ... mais elle n'est pas écrite. Si l'un d'entre vous souhaite la prolonger dans le même état d'esprit, je publierai bien volontiers son écrit.
    JLG

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